‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 381 sur 424 · IV, 9, col · texte numérisé non relu

IV, 9, col

IvTEu^swç xal è^liy<.^a^u^<i) \ L'ablution est accompagnée de l'invocation trinitaire, invocation nécessaire comme le baptême lui-même, invocation qui, étant prononcée, tait que le baptême ne saurait se réitérer ^.

Le baptême chrétien représente la mort de Jésus- Christ, et c'est pourquoi saint Paul a dit que nous sommes baptisés dans le Christ et dans sa mort^. 11 remet les péchés, confère le Saint-Esprit dans la mesure de la préparation et de la puriiication (itpoxaôaporswç) qu'on y apporte, se met comme un sceau sur celui qui le reçoit. 11 est rccàifytviaioi xai orcppaYiç xal cpuXaxrr,piov xal cptoTi(T[Jt.d:, "*. ^

Saint Jean Damascène a probablement signalé obscurément la confirmation, quand il parle de l'onction d'huile qui accompagne le baptême^. 11 ne s'y arrête pas. En revanche, il a exposé avec beaucoup de soin sa doctrine eucharistique diu De fide orthodoxa^ iv, 13. Cette doctrine d'ailleurs n'offre rien de personnel, et il serait aisé de désigner les auteurs qui lui en ont fourni les éléments et l'expression.

Elle débute par une affirmation de réalisme des plus explicites. Dans l'eucharistie, le pain devient le corps, et le vin mêlé d'eau devient le sang de Jésus-Christ®. Oùx Icy-ci TuTcoç ô àpTOç xa\ otvoç tou dwfxaxoc; xai a^fxa-roç rou Xpi<Ttou []vt\ YSvoiTo) aXX' aÙTOxbcrwfxa tou Kupiou TeôewjjiÊvov '^. Le fondement solide de cette affirmation se trouve dans les paroles mêmes de Jésus-Christ plusieurs fois rappelées *. Que si parfois le pain et le vin sont appe-

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