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5'0€ HISTOIRE DES DÔO>ïfîS.
§ 4. — L'Église et les sacrements.
Saint Jeah Damascène n'a point donné de théorie de l'Église. Il la regarde seulement, ainsi t^u'on l'a déjà remarqué, comme la règle vivante de la foi, et revendi(|\ie hautement pour elle l'indépendance doctrinale et disciplinaire vis-à-vis des princes temporels. L'Eglise ne doit point être régie par les décrets des empereurs, mais par les synodes et les canons qui y sont édictés : les apôtres, non les empereurs, ont reçu le pouvoir de lier et de déliera Sur la primauté de saint Pierre, notre auteur répète les paroles de ses prédécesseurs : saint Pierre est le coryphée en chef du Nouveau Testament (ô T^c; véaç SiaôyjxYiç xopucpotidraToç), le digne chef de l'Église dont il tient le gouvernail (l7tà$ioç7rpog8poç), son modérateur et son fondement ^.
Point de théorie non plus des sacrements en général. Une réflexion seulement, que saint Jean fait à propos du baptême, peut s'étendre aux rites analogues : c'est que « les éléments visibles sont les symboles des [réalités] spirituelles^ »♦ Les sacrements sont des signes de la grâce.
Le baptême fait l'objet du livre iv, 9 du De fide orthodoxa. Il existe plusieurs sortes de baptême, et entre autres, le baptême de Jésus-Christ, le baptême laborieux (la pénitence) et le baptême de sang. La matière du baptême chrétien est l'eau, dont le propre est de purifier, mais l'eau dans laquelle est descendu l'Esprit- %Q.mX en vertu de la bénédiction préparatoire (5t'
1. De imaginibus, Orat. I, col. 4281; II, 12, col. lii-GG; 16, cô'l. 1301,
2. Homil. in transfig. Pomini, 2, 6, 9, 16 (P. G., XCVI, 548, 5î>3, o6j, 569).