‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 43 sur 424 · Col · texte numérisé non relu

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A l'occasion de son épître xlvi, 2, il répond à Tobjectioii : s'il n'y a qu'une seule cpuaiç incarnée du Dieu Verbe, il s'est opéré un mélange et une fusion de? deux natures ; et sa réponse est telle qu'évidemment <pu(7i<; désigne pour lui une nature concrète indépendante, c'est-à-dire une personne *. Même observation pour le passage de la même épître (4), où il ne veut pas que l'on dise que Jésus-Christ a souffert tî] <pu<7ci Tyjç avOpwTroTTiToç^. Mais surtout cette conclusion ressort de toute l'attitude doctrinale de saint Cyrille. Si cpucriç ne marquait pas pour lui la nature existant à part, on ne s'expliquerait pas pourquoi le patriarche d'Alexandrie voit toujours dans les ôuo cpuaeiç de ses adversaires l'affirmation de deux personnes en Jésus-Christ, puisque lui-même admet de son côté l'existence en Jésus- Christ d'une humanité distincte et complète. Or, à cette humanité, quand il parle sa langue propre j Cyrille ne donne jamais simplement le nom de çpOaiç^.

Ces observations préliminaires, on le comprend, sont capitales pour la vraie intelligence de la cliristologie cyrillienne. Entrons maintenant dans le détail de cette doctrine.

Au lieu de partir, comme les antiochiens, des deux natures unies, Cyrille, dans son exposé, part de la personne même du Verbe. Car c'est du Verbe qu'il s'agit toujours dans cette christologie, la personne de Jésus-Christ étant identiquement celle du Verbe, le Verbe, dans son état d'incarnation, étant Jésus-Christ.

Ce Verbe est complet dans sa divinité, Iv 6fcOTy]Ti TÉXgtoç : mais l'humanité qu'il prend et dans laquelle il

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