‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 69 sur 424 · Maksi, VII · texte numérisé non relu

Maksi, VII

à. La voir dans tUNtii, VU, 116; IUhn>.§ U6.

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iiimeHient un seul et môme Mis, Notre-Seignenr Jésus-Christ, complet quant à la divinité, et conipleL quant à l'humanité, vraiment Dieu et vraiment homme, [composé] d'une âme raisonnable et d'un corps, consubstantiel au Père selon la divinité, et consubstantiel à nous selon l'humanité, semblable à nous en tout hormis le péché; engendré du Père avant Jes siècles selon la divinité et, selon rhuinanilô, né pour nous et pour notre salut dans les derniers temps de la Vierge Marie, mère de- Dieu : un seul et môme Christ, Fils, Seigneur, Fils unique, en deux natures, sans mélange, sans transformation, sans division, sans séparation ; car l'union n'a pas supprimé la dillérence des natures : chacune d'elles a conservé sa manière d'être propre, et s'est rencoïitrée avec l'autre dans une unique personne et hypostase. [De même, Jésus-Christ n'a pas été] partagé ou divisé en deux personnes, mais il n'y a qu'un seul et môme fils. Fils unique, Dieu Verbe, le Seigneur Jésus-Christ, selon que lés prophètes jadis [nous l'ont annoncé], que le Seigneur Jésus-Christ nous l'a enseigné lui-même, et que le symbole des Pères nous l'a transmis i. »

Cette formule n'offrait pas sans doute l'ampleur d'exposé de la lettre du pape, et, sur l'activité propre aux deux natures, était moins explicite; cependant,

1. 'E7c6[ji£voi Toivyv toTç àytoi; TraTpàctv ïvo. xat tov aùxov ô{i.oXoYeïv ulàv TOV xûpiov T^ijJLôiv '1y](7o0v Xptaxov crujxçtovtij; ôtîtavreç £x5iôâ<jxo(iEv, tIXetov TÔv aÙTÔv èv beôirixi xai tIXeiov tov aÙTÔv èv àvôpcoTconrjTt, ôebv àXïjÔtôç xal dv6pw7iov àXriOw;; to^j aÛTov, èx ^'^X^Ç )>oYtxïjç xai <Tto(;.aToç, è(jLO0U(7tov Tw iraxpl uaTà Tyjv ôeÔTrjxa. xat ojxoouctiov tov aÛTov -/iixtv xatà lii^ àvOpcûUûxrjTa, xaxà nâvTa Ôpioiov rj[xtv x^P^î àfiapTÎaç* "Kçtà aîwvwv fièv èx Toù Tïaxpôç ^svvrjOévTa xaxà Tyjv Ge6Ty]Ta, eu' èay^âidiv Se TtJftV "fifJLSpfov TOV oOtov ôi' r,[xàç xal ôià Tr)v •/j[xexÉpav orwTripiav èx Mapiac xy)ç, TcopQévou TyJ; âeoTovtou xaxà ttjv àvôpwTtdTyjTa, ëva xai tov aÙTov Xpiaxov, uiov, xOpiov, ftovoyEVïj, èv ôuo çuaeatv àtjxiy/uztaif âTpéîr- TO);, àStaipÉTwç, àx^pioTto; yva)pt!r6[j.£voV oùSajxoû tt^; tôîv 9uo£0)v ôiaçopàç av;f]pr]{ji.£vyi; ôià Tyjv evcoctiv, awÇo(i,évyi; ôè (jiâXXov tï)c ISiOTYiioç Tyj;éxaiépa;iputFecd< xal H^ïv npâcc^nov xaî piiav ÛTcôorTaaiv aMvxpe,yo\>- (TT);, oûx eIç oÛo îtpocrwTua |X£pt^6[X£vov 9) ôiaipoufjiEvov, a>X ëva xat tov aÛTov ulàv xat (xovoyEvr) , ôeov Xoyov, xuptov 'iTjffoûv Xp'<rrôv xaQàirep àcveoÔEv ol Tcpocp^Tat irepl aÛToù xat aÙToç i?i(JLâ; ôxupioç 'Iricyoûç XptCTToç èÇsiraiÔEUffE xal tô tûv TcaxE'pwv yjaîv ixapaSéôwxE aufiêoÀov. — On remarquera que le texte des actes actuels porte Èx ôuo <pu<jEwv au lieu de àv Suo ^ uaeaiv. Mais cette dernière leçon est sûrement la vraie. Cf. Hahn, loc. Cïf., jp. 4^, note 34; HEFJtLE-LECiERCQ, II, a, p. 723, note 1.

elle coupait court à toute ambiguïté et donnait satisfaction aux légats, qui, d'ailleurs, avaient concouru à sa rédaction. Elle fut souscrite par trois cent cinquantecinq signataires.

A ses décisions sur la situation des personnes et sur les questions de foi le concile ajouta enfin des canons disciplinaires*. Le plus important et le seul qui nous intéresse ici est le xxviii^, qui donnait au patriarche de Constantinople le second rang après le pape dans l'Eglise, et rangeait sous son autorité les diocèses du Pont, de l'Asie proconsulaire et de la Thrace, dont. les métropolitains devaient être sacres par lui 2.

Ces travaux terminés, le concile écrivit au pape ^ pour lui exposer ce qui avait été fait, et lui demander d'approuver surtout le canon xxviii contre lequel le légat Lucentius avait protesté comme contraire aux prescriptions de Nicée et attentatoire aux droits des métropolitains susdits"*. Le pape fit un peu attendre sa réponse : certains actes d'Anatolius l'inquiétaient, et il était bien résolu à repousser le canon xxviii. Mais, apprenant que son silence était interprété par les adversaires du concile comme un désaveu de ses décisions, il adressa aux évèques qui y avaient pris part la lettre cxiv, du 21 mars 453, dans laquelle il déclare approuver personnellement ce que le concile général — c'est le nom qu'il lui donne — a décidé sur la foi

1. On les rapporte à la quinzième session, mais on n'est pas sûr du moment précis où ils furent votés.

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