‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 82 sur 424 · Chabot, Documenta^ p. 18; Lebon, p · texte numérisé non relu

Chabot, Documenta^ p. 18; Lebon, p

3. Mai, Spicileg. rom.^ X, 2ia; Classici auctorês, X, 411; Lebon, p.

4. Chabot, Documenta^ p. 18; Mai, Spicil. rom.,\. 172; Lebon, p. 184.

5. Sévère, bien entendu, fait commencer l'union avec la conception; mais il n'a pas cru d'ailleurs qae Jésus-Christ ait été parfait comme homme dés le premier instant : « C'est un germe, puis un homme, puis un fruit », dit-il (Mai, Class. auct.^ X, 412). Philoxéne était dans les mêmes idées : pour lui, l'animation du corps était postérieure à là conception. V. Lebon, p. lut.

L'ÉVOLUTION DU MONOPHYSISME. 121

natures des chalcédoniens, il ne veut pas davantage d'une union qui serait un mélange et une confusion des deux éléments divin et humains : xà i\ Sv elç 6 Xpiaxo; Iv T^ ffuvOierei teXsiwi; xai a[xeiojT(it)< ucpÉdTYixsv ^ : et encore ; xkî\ àv 'Euifxavou^iX OcpeaTi^xei xal (xstoi r^v Ivwortv où T^rpaTTrai, yç8(JTYixe 5s Iv t9) évoWei ^. On sait qu'il a soutenu toute une polémique à ce sujet contre Sergius le Grammairien, qui ne parvenait pas à comprendre comment il n'y avait, après l'union, qu'une nature dans le Christ autrement que par une confusion du Verbe et de la chair. Sévère condamne hautement cette « folie des synousiastes », comme il l'appelle^. Il ne veut pas que l'on dise que l'Emmanuel est d'une seule substance, qualité et propriété, {iiSç oùoriaç xe xal îcoiottito; xai Ivoç î8ia)|jLaToç ; que la chair animée d'une âme raisonnable est devenue avec le Verbe (xi'ôé; oùffia<; xal [aiSç ttoio- TTiToç^. Il s'accorde, dit-il, avec les nestoriens pour reconnaître une différence entre la chair et le Verbe ^. Non, il n'y a pas confusion des substances. Et la comparaison même de l'union du corps et de l'âme si souvent apportée par Sévère, et prise de saint Cyrille, le prouve, car cette union a bien pour terme une <puc;i<; unique, mais elle exclut tout mélange (xpSaiç) des éléments qu'elle rapproche ®.

Cependant, s'il n'y a pas mélange ou fusion, il y a « synthèse », auvôeaiç. La synthèse ou composition est cet état dans lequel les composants restent sans changement, ne sont pas combinés, mais n'ont pas d'existence à part, ne sont pas iSioffooraToi ^ : elle exclut à la

1. p. G., LXXXYI, 2, col. 1848 AB; Lebon, p. 215. 9. P. G., id., col. 1845 D.

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