Lebon, p
doctrine christologique, part du Verbe, comme saint Cyrille. C^est le Verbe qui, en Jésus-Christ, est le sujet de la cpu<riç. Toute Véconomie consiste en ce que cette cpudiç qui était aaapxoç est devenue ffeaapxwjxcvT). Dans cette opération, le Verbe ne se modifie pas, ne change pas : il devient autrement, mais non pas autre qu'il n'était : il n'y a pas nouveau sujet, mais nouvel état produit. Jésus-Christ est rigoureusement la même personne, le même individu que le Verbe: commetelil n'est pas devenu alors qu'il n'était pas, car il est éternel^.
Considérons maintenant l'humanité à laquelle le Verbe s'unit. Cette humanité n'a pas préexisté à l'incarnation^; elle n'est pas venue du ciel, mais a été prise de Marie : c'est Marie qui « d'elle-même, par l'ineffable et secrète descente du Saint-Esprit, a donné [au Christ] l'humanité^ », sans quoi elle ne serait pas sa mère. De plus, cette humanité est complète : les monophysites, et Sévère en particulier, se séparent ici expressément d'Apollinaire, et ne cessent de répéter que la chair de Jésus-Christ était animée d'une âme raisonnable (<l/ux^ Xoyixii)'*.
L'union du Verbe et de l'humanité constitue l'^voffiç, l'acte dont le Christ est le terme. C'est une li/waiç cpuaixvi, xaxà çu(Tiv, xa6' uTroffxaffiv, puisque le terme en est une nature, une hypostase unique, celle du Verbe incarné '^ . Toutefois, si Sévère repousse l'union simplement morale des nestoriens, s'il repousse l'expression deux