‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 114 sur 480 · Cf. Wiggers loc. cit. D, I · texte numérisé non relu

Cf. Wiggers loc. cit. D, I

2. C. duas epp. Pelagg. I, 2, 3 : Quis autem nostrum dicat, quod primi hominis peccato perierit liberum arbitrium dehumano génère ? Libertas quidein periit per peccatum, sed illa, quae in paradiso fuit, habendi plenam cum immortalitate justitiam; propter quod natura humana divina indiget gratia, dicente Domino : Si vos Filius liberaverit, tune vere liberi eritis; utique liberi ad bene justeque vivendum. Nain liberum arbitrium usque adeo in peccatore non periit, ut per illud peccent, maxime omnes qui cum delcctatione peccant et amorc peccati, hoc eis placet quod eos libet.

3. Ibid. Il, 5, 0: Peccato Adae arbitrium liberum de boininum natura periisse non dicimus : sed ad peccandum valerc in hominibus subditis diabolo; ad bene autem pieque vivendum non valerc, nisi ipsa voluntas hominis Dei gratia fuerit liberata, et ad omne bonum actionis, sermonis, cogitationis adjuta.

La preuve que sainl Augustin reconnaissait à l'homme déchu la liberté morale el La capacité d'opérer le bien conforme à sa nature, se tire ton! d'abord de La définition qu'il donne du péché personnel dans ses écrits anti-manichéens. Le péché personnel a pour principe le pouvoir libre de choisir1. En soij La concupiscence n'est pas un péché. Après que le « reatus », qu'elle entraine, a été enlevé par la régénération, elle reste elle-même dans l'homme justifié et produit en lui le péché personnel, si l'homme suit avec sa liberté les séductions qu'elle inspire. Saint Augustin insiste constamment sur ce point2.

En second lieu, l'homme a non seulement la liberté de pécher, quand il lui était possible de ne pas le faire, mais il peut aussi opérer le bien et ainsi mériter une récompense temporelle3. Saint Augustin restreint cette récompense à cette vie, puisqu'il enseigne, contre les Pélagiens, que, par suite du péché originel, les hommes appartiennent, par le seul fait de leur naissance, à la « massa perditionis », et que, ni les bonnes œuvres naturelles, ni les vertus naturelles, ne sauraient nous en préserver. Ces bonnes œuvres n'ont d'autre valeur pour l'autre vie que celle de pouvoir adoucir les châtiments et la damnation *. Tous les hommes, poursuit-il, sont destinés à une lin surnaturelle, le ciel. S'ils n'usent pas de la grâce de la foi qui leur est offerte, le c^el est irrémédiablement perdu pour eux. Si Ton n'a pas en vue, en effet, la possibilité d'une certaine félicité naturelle dans l'au-delà pour les païens, il ne

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