C. Jul. IV
peut être régulièrement question pour la vertu des Romains que d'une récompense temporelle *.
En troisième lieu, saint Augustin nous enseigne sans hésitation que la ressemblance naturelle avec Dieu, n'a pas été effacée par le péché originel, que nous avons même gardé la capacité de connaître Dieu, les choses divines, et les choses sensibles, quoique d'une manière bien imparfaite ; nous pouvons encore accomplir au moins la loi naturelle, qui, dit l'Apôtre, est inscrite dans nos cœurs : « Si ceux qui observent la loi naturelle, dit-il2, ne sont pas du nombre de ceux que la loi justifie, s'ils ne comptent que parmi ceux qui, impies et méconnaissant le vrai Dieu, connaissent, apprennent et observent certaines pratiques légales, non seulement irréprochables, mais même louables, et en un sens presque méritoires, si presque rien dans leurs œuvres n'a de rapport direct avec la fin extrême et avec la justification, il demeure cependant incontestable que la différence entre l'Ancien et le Nouveau Testament, par rapport à la loi de Dieu s'affirme toujours profonde; dans le Nouveau Testament, elle est inscrite dans le cœur des croyants ; dans l'Ancien elle était gravée sur des tables de marbre... Les fidèles de l'antique alliance étaient des hommes, à qui la nature donnait la force de reconnaître et d'accomplir jusqu'à un certain degré ce que l'esprit et la raison leur montraient de conforme à la loi, mais la dévotion qui sert à la vie éternelle et au bonheur céleste a une loi sans tache qui transforme les âmes».
On peut cependant faire deux objections à la manière dont