De civ. Dei V
2. De spir. et litt. c. 27 sq., § 48. Il ajoute après le passage cité plus haut : Sicut enim non impediunt a vita aeterna justuin quaedam peccata venialia, sine quibus haec vita non ducitur, sic ad salutemaeternam nihil prosunt impio aliqua bona opéra, sine quibus difhcillime vita cujuslibet pessimi hominis invenitur. Verumtamen sicut in regno Dei velut stella ab Stella in gloria difïerunt sancti, sic et in damnatione poenae sempiternae tolerabilius erit wSodomae quam alteri civitati, et erunt quidam duplo amplius quibusdam gehennae filii ; ita nec illud in judicio Dei vacabit, quod in ipsa impietate damnabili magis alius alio minusve peccaverit.
saint Augustin entend l'étal du péché originel : la première se rapporte aux passages où il parle d'une nécessité formelle propre à l'état de nature déchue, de pécher1, l'autre aux passages dû il refuse aux incroyants el aux païens non seulement le pouvoir de faire des œuvres surnaturellement bonnes, mais même quoi que ce soit de bon.
En ce qui concerne lespremiers passages, on ne peutnier que saint Augustin s'exprime parfois d'une manière inexacte au suje! de la liberté de la volonté et qu'il la l'ait consister en un vouloir nécessaire"2. Dans son écrit « Sur le perfectionnement de la justice humaine», il parle clairement d'un état de servitude, d'esclavage du péché, état auquel nous sommes sou mis par notre naissance, mais seulement avec la nécessité inorale, seule convenable aux êtres libres. Mais notre sujétion est telle que nous ne pouvons nous abstenir complètement du péché, ni échapper à la domination de la concupiscence.
Au premier regard la seconde question apparaît d'une plus grande importance, c'est celle de savoir s'il est impossible aux païens et aux incroyants de rien accomplir de bon. Saint Augustin entend les paroles de l'Apôtre (Rom. 14, 23) : omne quod non ftde est, peccatum est, en ce sens que toute action quin'est pas laite par un principe surnaturel de foi est un péché !. Tous les autres Pères entendaient par le mot c /ld<>s » la conscience. Nous voyons d'un premier coup d'œil que poussé par les Pélagiens saint Augustin a été trop loin.
Ailleurs il avait déjà reconnu à la nature humaine, après la chute,la capacité il'1 connaître et d'accomplir en un sens le bien. Mais lorsque Julien enseigna, que l'homme possé-
1. iuij. De perf. just. hominia i, (.) : [psa enim similas esl yera libertas, quae non periïsset, -i bona permansisset voluntas. Quia vero peccavit voluntas, secuta est peccantem peccatum habendi dura nécessitas, donec tota sanetur infirmitas et accipiatur tanta libertas, in qua sicut ne
est permaneat bette vivendi roluntas, ita ut si L etiam bene vivondi et nunquam peccandi roiuntaria felixque nécessitas.