‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 131 sur 480 · ar. Chr. c. 2<i · texte numérisé non relu

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nous entraîner aussi facilement au mal et au péché qu'au bien1. La connaissance de la révélation, de la loi de l'Ancien Testament, par exemple, que peut-elle? Saint Augustin dans son traité a De spiritu et littera » nous montre que la loi seule augmente"2 le péché et excite encore l'inclination au péché3.

2. L'homme a besoin, dans l'état de nature tombée, de la grâce actuelle, non seulement de celle qui éclaire l'intelligence, mais encore de celle qui fortifie la volonté4. On ne trouve sans doute pas encore chez saint Augustin, les caractères précis de l'opération de la grâce, bien qu'il nous mentionne expressément la grâce d'illumination pour l'esprit et d'affermissement pour la volonté 5. Il confond parfois celle-ci avec la charité répandue dans nos cœurs6. Les Pelagiens l'obligèrent même à parler spécialement de la grâce prévenante (gratta praeveniens), à côté de laquelle il place aussi la grâce coopérante (cooperans) et la grâce subséquente (subsequens) \ Il se présente en outre, dans la prédestination divine, une autre grâce très active, qu'il appelle

1. Aug. De gr. Chr. 8, 9 : Hinc itaque apparet, hanc eum gratiam confiteri, qua demonstrat et révélât Deusquidageredebeamus; non qua donat atque adjuvat ut agamus; cum ad hoc potius valeat legis agnitio, si gratiae desit opitulatio, ut fiât mandati praevaricatio. Cf. c. 16, 17, 25.

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