De sp. et litt. c
3. De gr. Chr. c. 8. De gr. et lib. arb. c. 11. Op. imp. c. Jul. VI, 41.
4. De gr. Chr. c. 25 : Non solumenim Deuspossenostrum donavit atque adjuvat, sed etiam velle et operari operatur in nobis.
5. Depecc. mer. II, 17,26 : Ignorantia igitur et infirmitas vitia sunt, quae impediunt voluntatem, ne moveatur ad faciendum opus bonum vel ab opère malo abstinendum. Ut autem innotescat, quod latebat et suave fiât quod non delectabat, gratiae Dei est, quae hominum adjuvat voluntates. Cf. De gr. Chr. c, 7.
6. De gr. Chr. c. 13. Cf. c. 26 : Cognitionem et dilectionem, sicut sunt discernenda discernât. Quia scientia inflat, caritas aedificat. Cf. Op. imp. ■ c. Jul. I, 95.
7. De nat. et gr. 31, 35 : Ubi quidem operamur et nos ; sed illo opérante cooperamur, quia misericordia ejus praevenit nos. Praevenit autem ut sanemur, quia et subsequetur ut etiam sanati vegetemur; praevenit ut vocemur, subsequetur ut glorificemur ; praevenit ut pie vivamus, subsequetur ut cum illo semper vivamus, quia sine illo nihil possumus f acere .
V (( adjutorlu m quo » ou encore la délectation pour le bien communiquée par la charité infuse (delectatio victrix), et enfin la grâce de la persévérance K<lonum perseverantiaè).
La nécessité de la grâce prévenante, il fallait l'établir en particulier contre les Semipélagiens, qui attribuaient le commencement du salut et la persévérance dans la grâce au seul effort de l'homme. Les Pères précédents s'étaient parfoi- inexactement exprimés à ce sujet et saint Augustin n'a pas de peine à le reconnaître 1. Les paroles de la sainte Ecriture (I Cor. 4, 7 ; II Cor. 3, 5. saint Jean 6. 28) ne lui laissaient cependant pas de doute sur la réalité de la grâce prévenante, et l'Eglise manifeste sa foi en cette vérité dans ses prières pour les hérétiques et les infidèles.
3. Le point le plus important de la discussion était la nécessité de la grâce, que les Pélagiens niaient absolument. Ils ne voulurent admettre qu'une nécessité de pardon extérieur de leurs fautes pour ceux-là seuls qui s'étaient rendus coupables de péchés actuels. Il était indispensable d'affirmer la nécessité d'un pardon des péchés même pour les enfants, bien que la preuve eût été déjà donnée dans la doctrine du péché originel. Il ne suffisait pas en effet de présenter une nécessité de rémission purement extérieure des péchés, il fallait surtout établir la nécessité d'une régénération, d'une transformation, d'une rénovation, que saint Augustin trouve d'ordinaire incluse dans l'infusion de charité surnaturelle pour Dieu, opérée dans l'âme par l'Esp rit-Saint2. Les Pélagiens, à prendre leurs aveux à la lettre, attribuaient au baptême l'adoption des enfants comme fils de Dieu (adoptio in filios Dei)37 mais l'infusion de ce principe surnaturel de