Cf. seulement. De corr. et gr. c
CONDAMNATION DU PÉLAGIANISME 227
que la grâce de la persévérant n'est pas toujours comprise dans notre qualité d'enfants de Dieu, qu'il nous parait inutile de dous arrêter plus longtemps Mir ce point. Le seul point ou L'on peut trouver trop étroite !a doctrine de saint Augustin Mir La réproiratioa, c'est ([u'il u'iusisie pa> <:ssez sur l'existence de la grâce sulïisanie donnée à tous et qu'en représentant le genre humain comme une massa damnationis il réduit trop, dans une sorte de vestibule de l'enter, la possibilité qu'ont les hommes déchus et les enfants morts sans baptême d'atteindre leur fin naturelle.
Condamnation du Pélagianisme par différents synodes
A peine arrivé de Rome en Afrique (411), Gélestius fut accusé, dans un synode tenu à Carthage (412) sous la présidence de l'évêque Aurélius, d'avoir soutenu six propositions hérétiques1 relevées par le .diacre Paulin. Gomme il ne voulut pas se rétracter, il fut excommunié. Malgré cette condamnation, il se rendit à Ephèse et y fut ordonné prêtre. Pelage de son côté, était parti pour la Palestine et était déjà entré en discussion avec saint Jérôme. Bientôt après il fut accusé auprès de Jean, évêque de Jérusalem, pa^un prêtre espagnol, Orose, qui avait été un certain temps en relations avec saint Augustin. Une assemblée de prêtres tenue en 44Î5 l'acquitta, car il réussit à voiler ses erreurs. La même année, dans un synode tenu à Diospoliset composé de quatorze évêques, -il fut accusé par deux évêques exilés de Gaule, Héros et Lazare, d'avoir enseigné douze proposition- hérétique*. Ici encore par des réponses ambiguës i sut échapper h l'accusation et obtenir un acquittement2. Orose en avisa les évêques de l'Afrique du Nord. Ceux-ci
1. Cf. Marins Mercator, Commun, de Cuelestio c. 1 [Migne XLVIII, 69 sq.) unb Aug. De gest. Pel. c II.