‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 159 sur 480 · Aug. De gest. Pel. c. 10, 11. Ep · texte numérisé non relu

Aug. De gest. Pel. c. 10, 11. Ep

se réunirent au nombre de soixante-huit, tinrent un synode à Carthage (416); soixante autres s'assemblèrent à Milève, parmi lesquels on remarquait saint Augustin. Ils s'adressèrent au pape Innocent Ier, qui condamna en trois rescripts les erreurs de Pelage1. Ce fut après la réception de ces rescripts que saint Augustin s'écria dans un discours2 : « Inde (scilicet Roma) etiam rescripta venerunt; causa fînita est ».

Innocent Ier mourut le 12 mars (417) et eut pour successeur Zosime. Célestius en attendait un meilleur traitement. Il se rendit donc à Rome pour lui expliquer oralement sa situation et il arriva à ses fins, car le pape le déclara orthodoxe. Pelage essaya aussi de se justifier dans une lettre qu'il envoya à Zosime et où il donnait sa profession de foi. Il fut également regardé comme étant dans la vraie foi. Le pape écrivit à leur sujet aux évêques d'Afrique, pour les prier de lui signaler ce qu'ils pourraient remarquer de contraire à l'orthodoxie de Célestius pendant les deux mois qui suivraient sa lettre. Etonnés de cette missive, les évêques réunis en synode à Carthage (417) au nombre de 214, maintinrent leurs premières décisions et invoquèrent la décision du pape Innocent. Entre temps Zosime changea d'avis sur le Pélagianisme et le 21 mars 418 il fit connaître sa nouvelle opinion dans une lettre adressée aux évêques d'Afrique3.

Cependant saint Augustin s'adressa à l'empereur et obtint de lui le 30 avril 418, un édit de proscription contre les Pélagiens, en tant qu'hérétiques. Le jour suivant s'ouvrit à Carthage un synode national composé de plus de 200 évêques et le Pélagianisme y fut condamné en neuf canons4. On y censura la doctrine pélagiennesur le péché originel, on y affirma contre le Pélagianisme, la nécessité du baptême pour le par-

1. Dans la collection des lettres de St Augustin. Ep. 181, 182, 183.

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