De anima c. 50, 58. — \. In Ps
nues dans le sein d'Abraham : ce lieu, au moins d'après les données bibliques, rappelait toujours une attente du ciel. Ailleurs * il suppose avec saint Irénée et Tertullien que les justes doivent ressembler au Christ et descendre, comme lui, dans les enfers, mais il fait toujours participer les âmes des martyrs à la béatitude éternelle immédiate. Il paraît admettre, sans bien préciser, une élévation de la félicité à la vue de Dieu après la résurrection. Saint Ambroise 2, est de cet avis, quand il refuse de laisser les méchants, aussitôt après leur mort, sans punition, et les justes sans récompense. Ceux-ci, il ne les introduit cependant dans leur demeure céleste propre qu'après le jugement général 3. Il ne dit pas non plus que la vue de Dieu ne sera accordée aux justes qu'après la résurrection; il les admet même au ciel 4 et les fait régner avec le Christ5. Cyrille d'Alexandrie pense que la récompense et le châtiment éternels ne seront octroyés à l'homme qu'après la résurrection et le jugement général et qu'il faut prendre au sens figuré et non au sens historique et véritable la parole de Notre-Seigneur au sujet du riche intempérant et du pauvre Lazare (Luc, 16, 19, suiv.). Il n'a voulu, pense-t-il, que nous indiquer quel serait notre sort après le jugement général 6. Saint Augustin lui-même, qui avait cependant si victorieusement combattu ' le millénarisme dans son explication si lumineuse de l'Apocalypse (20 et suiv.) et qui entendait par le royaume du Christ et la première résurrection le royaume actuel de Dieu, ne pouvait se faire cependant