‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 195 sur 480 · Ambros. In Ps. 118, sermo · texte numérisé non relu

Ambros. In Ps. 118, sermo

2. Aug. De civ. Dei XXII, 30, 1. — 3. Ibid. c. 30, 1. — 4. Cat. 18, 29.

plation de Dieu. La vie éternelle, dit saint Cyrille de Jérusalem, sera d'être avec le Christ, c'est-à-dire les cohéritiers de sa magnificence. D'après saint Grégoire de Nazianze *, nous serons environnés d'une lumière ineffable, nous connaîtrons parfaitement la Trinité divine et celle-ci s'unira avec notre esprit. Saint Augustin place la plénitude de la félicité clans la vue de l'essence divine. Comme beaucoup d'autres Pères, il admet une élévation de bonheur au moment de la résurrection, car alors notre corps aura ainsi sa part des joies célestes. Peut-être cette opinion vint-elle à saint Augustin, lorsqu'il se posa la question de savoir si le corps glorifié ne pouvait pas participer à la contemplation de Dieu 3. Les philosophes pensent, en vérité, le contraire : l'intelligible peut seul être l'objet de la conception de l'intelligence, comme le sensible celui de la perception des sens . Mais, réplique saint Augustin, est-ce que Dieu, qui n'a pas de sens, ne perçoit pas aussi les choses matérielles ? Et pourquoi l'intelligible, en renversant l'hypothèse, ne pourrait-il pas devenir l'objet de la perception sensible ?Augustin ne trouve au moins rien d'invraisemblable à ce que les sens perçoivent Dieu lui-même, sinon immédiatement à la façon de l'esprit par son intelligence environnée du « lumen gloriae », du moins médiatement par les œuvres et dans les œuvres de la divinité, tout comme nous voyons maintenant, par leurs phénomènes, les substances spirituelles 3.

Malgré cela il y aura différents degrés de bonheur, parce qu'il existe différents degrés de vertu et de mérites 4. Saint

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