Enchir. c
tante et l'église souffrante. L'église pérégrinante est comparable à la tente de Dieu (tabemaculum Deï), l'autre au temple de Dieu * (Domus Bel).
3. Dans le développement de plusieurs de ces traits, qui rendent sensible l'idée de l'Eglise, au moins sous l'un ou l'autre aspect, la plupart des Pères sont d'accord avec saint Augustin. Saint Hilaire nomme l'Eglise le corps du Seigneur ou le Christ lui-même, qui par le mystère de son corps embrasse en lui toute l'Eglise 2. Pareillement, saint Ambroise 3, quand il la loue comme étant la mère virginale de tous4 ou qu'il la dépeint comme un vaisseau dont le pilote est Dieu même, dont la force motrice est l'Esprit-Saint 5, ou comme la ville fondée sur le roc apostolique6.
L'Eglise dans sa visibilité réelle, son aspect invisible et visible, sa visible fonction doctorale, sacerdotale et pastorale
L'idée que les Pères se font de l'autorité de l'Eglise n'était pas une idée faite à plaisir, mais bien conforme à celle qu'en avait donnée le Seigneur et les Apôtres ; la vérité et la réalité des faits, la constitution "extérieure de l'Eglise à l'époque patristique en donnaient déjà une nouvelle preuve irréfutable. Le Fils de l'homme avait vraiment reçu dans son Eglise une forme toujours vivante et continue et trouvé dans son côté divin comme dans son côté humain visible une permanence de vie et une représentation continuée. De grands hommes continuent bien à vivre dans les écoles qu'ils ont fondées, dans les institutions, dans les états, s'ils ont su fonder quelque chose de grand, le mettre en œuvre ou lui insuffler la vie et l'esprit.