‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 277 sur 480 · Cf. Ballerini. De vi ac rat. prim. c. 13, § 9, n · texte numérisé non relu

Cf. Ballerini. De vi ac rat. prim. c. 13, § 9, n

3. Aug. De bapt. I, 18, 28 : Quod ergo ille vir sanctus de baptismo aliter sentiens, quam se res habebat, quae postea pertractata et diligentissima consideratione firmata est, in catholica unitate permansit et charitatis ubertate compensatum est et passionis falce purgatura.

l'Eglise apostolique et tout particulièrement à celle de Rome, car ce que les Apôtres ont enseigné et réglé doit être maintenu comme la règle suprême de tout. Pour constater ces traditions dans leur accord et dans ce cas établir la preuve de leur origine apostolique rien ne vaut un concile général. Mais s'il s'agit des conséquences du dogme et de l'institution de lois disciplinaires, on a besoin, suivant les circonstances, de toutes sortes d'éclaircissement et d'explications diverses dont les résultats peuvent encore le mieux du monde être pesés réciproquement dans les conciles généraux et rendus exécutoires pour toute l'Eglise. Est-ce qu'alors les décrets des conciles généraux dérivant de ces résultats doivent être tenus pour sanctionnés par le Saint- Esprit? C'était là une question de nature essentiellement historique, puisque c'est peu à peu seulement qu'on a pu porter un jugement tout à fait sûr et exact sur le caractère irréformable des décrets de tous les conciles généraux et sur leur nombre. Au temps de saint Augustin, il ne s'est pas encore formé de jugement tout à fait décisif sur la question de savoir jusqu'où s'étendait ici l'action du Saint-Esprit et dans quelle mesure les décrets de ces synodes étaient irréformables1. L'Eglise en général et en masse était infaillible aux yeux de saint Augustin, en tant que corps indivis du Christ, mais saint Augustin n'a pas entrepris d'en analyser les facteurs et d'en faire l'anatomie. Mais lorsque plus tard le pélagien Julien se refusa à reconnaître, comme obligatoire, la décision de l'Eglise jusqu'à ce l'Eglise entière, et même l'Eglise orientale eût prononcé, saint Augustin pensa alors que le jugement unanime des évêques occidentaux et celui du chef suprême de toute l'Eglise était suffisant 2 : « Je crois que cette partie du globe suffit dans laquelle le Seigneur a voulu couronner d'un glorieux martyre le premier

\. Augustin dit lui-même (De bapt. II, 3,4) : Quis autem nesciat... ipsaque (conciliai plenaria saepe priera posterioribus emendari; cum aliquo expérimenta rerum aperitur quod clausuraeratetcognoscitur quodlatebat; «ine ullo typho Bacrilegae superbiae.

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