Cyr. Alex. Ep. 11, 7 {Migne LXXVII, 84 sq
de notre communion1». En même temps Célestin nomma les présidents du troisième concile général (431) et leur donna pleins pouvoirs pour en approuver2 les décrets.
Cyrille écrivit également à propos de la réunion de Jean d'Antioche, au successeur de Célestin, Sixte II : « Tu as appris, lit-on dans la lettre du pape à Jean d'Antioche 3, par l'issue des négociations présentes, ce que c'était que d'être d'accord avec nous dans la foi. Le saint Apôtre Pierre a livré à ses successeurs ce qu'il avait reçu. Quiconque voudrait se séparer de sa doctrine a-t-il été celui-là instruit par le Seigneur lui-même comme le premier de ses Apôtres? Il n'avait pas examiné les questions de l'Ecriture ou des passages de l'Ecriture ; mais il avait reçu la foi simple et entière qui n'admettait aucun doute, la foi que nous osons et que nous devons maintenir si nous voulons suivre les Apô très avec une intelligence pure et voulons mériter d'être comptés parmi les apostoliques ».
2. Plus décisive encore se manifeste l'autorité de l'évêque de Rome dans les querelles de l'Eutychianisme. Une fois qu'il eût été déposé sur la plainte d'Eusèbe, Eutychès l'archimandrite se tourna vers Rome en se plaignant que quoique il eût déjà déposé sur la table son appel au tribunal du pape, il n'en avait pas moins été excommunié. Le pape Léon (449) demanda donc à Flavien, l'évêque de Constantinople, des renseignements exacts. Ces renseignements lui parvinrent avant l'arrivée de cette lettre à Constantinople. Après en avoir pris connaissance le pape adressa4 à Flavien un long écrit dogmatique où il exposait en toute exactitude le dogme de l'Incarnation. On connaît par l'histoire de l'Eglise comment le concile convoqué à Ephèse (449) pour juger à nouveau l'Eutychianisme futviolemment traité par le patriarche
1. Caelest. Ep; 11, 4 (éd. Constant p. 1105 sq.); inter Cyr. Alex. Ep. 12, 4 (Migne LXXVII, 93).