V. Héfélé, Hist. des conc. I (2e édit
3. Zysti III. Ep. 7, 5 (éd. Constant p. 1260); inter Cyr. Alex. Ep. 52, 5 (Migne LXXVII, 285).
4. Léon. M. Ep. 28 (Opp. éd. Ballerini I, 801 sqq.). V. plus haut § 44.
d'Alexandrie Dioscure, si bien qu'il a reçu, à bon droit, le nom •de conciliabule1. Si, après l'approbation donnée aux décrets du concile d'Ephèse par l'empereur, le pape n'avait pris en main la cause de l'orthodoxie et du bon droit, de quel côté aurait-on pu obtenir assistance? Après Flavien, Théodoret de Cyr lui-même, tout absent qu'il fût, avait été frappé par Dioscure d'une sentence de déposition. Gomme le premier, avant sa mort survenue peu après, en avait appelé à Rome, ainsi fit le second dans une lettre au pape Léon, qui nous a été conservée; il tient lui dit-il, « la primauté sur tout » en tant que successeur légitime de Pierre2.
De fait le pape dans un concile tenu au mois d'octobre de cette année rejeta tous les décrets dressés à Ephèse et écrivit dans ce sens à l'empereur Théodose II 3.
Ce fut donc Léon, quoique d'abord après quelques résistances, qui approuva la convocation du IVe concile général de Chalcédoine (451) faite par l'empereur Marcien et qui en nomma les présidents. Le légat du Pape Paschasius ouvrit le concile et déclara dès le début Dioscure exclu du concile et le second légat du pape justifia cette mesure par ce fait que Dioscure avait osé tenir un concile sans l'autorité du siège apostolique, ce qui ne s'était pas encore vu ni ne devait se voir, c'est-à-dire parce qu'il avait présidé un concile et fait dresser de sa propre autorité un décret synodal de grande importance4. Dans la seconde session on lut entre autres choses l'écrit dogmatique de Léon à Flavien dans une traduction grecque et tous s'écrièrent : « Anathème à quiconque croit autre chose. Pierre a parlé par la bouche de Léon 5 ».
Quoique dans la même séance, alors que quelques évoques présentaient des difficultés sur cette lettre, il en eût été fait après un plus minutieux examen, il n'y a là rien