Ibid. c
mait les dogmes de l'antique foi et assurait avoir rejeté les innovations, tous les évêques donnèrent leur approbation et s'écrièrent: Tel est le suffrage de nous tous '. C'est dans le même sens que s'exprimèrent le pape Célestin et son successeur Sixtus à propos des erreurs nestoriennes 3.
11. Aux évêques d'Ephèsenous rattachons Vincent de Lérins que nous avons déjà nommé. Il est le premier qui dans un livre composé expressément dans ce but a traité la question du rapport de la tradition à la sainte Ecriture et particulièrement de l'Eglise vis-à-vis de l'une et de l'autre, pour présenter aux vrais fidèles de ces temps si troublés par l'hérésie une sûre règle de foi ; c'est un monitoire contre les hérésies Commonitorium adversus liaereses.
Tout d'abord, il marque comme un principe universellement admis qu'à côté des saintes Ecritures il doit y avoir une autre source de la foi, à savoir la tradition de l'Eglise catholique. Cependant il fait principalement consister l'unique importance qu'il lui donne en ce qu'elle marque plus exactement le sens des saintes Ecritures que tous les hérétiques cherchent à invoquer en leur faveur et à expliquer d'après leurs erreurs '3. Du reste, il semble admettre avec d'autres Pères, que les saintes Ecritures suffisent, en ce sens qu'elles contiendraient toutes les doctrines