Cf. Vinc. Ler. Comm. c
1. Ce dernier écrit chez Vinc. Ler. I. c. 32 : Nihil ultra luceat novitati quia nihil addi convenit vetustati.
3. Vinc. Ler. Comm. c. 2 : Quia videlicet Scripluram sacram pro ipsa sua altitudine non uno eodemque sensu universi accipiunt, sed cjusdem eloquia aliter atque aliter alius atque alius interpréta tur; ut pêne quot homines sunt, tôt illinc sententiae erui posse videantur... Atque idcirco multuin ncccsse est, propler tantos tam varii crroris anfraclus, ut propheticae interpretationis linea secundum ecclesiastici et catholici sensus normain dirigatur. — Cf. c. 25 : Lege Pauli Samosateni opuscula, Priscilliani, Eunomii, Joviniani, reliquarumquepestium; cernas infini tam exemplorum cnngericm, prope nullam omitti paginam, quae non novi aut veteris testamenti smtentiis fucata etcolorata si L. Sed tanto magiscavendi 1 1 pertimescendi sunt quanto occullius Bub divinae legis umbraculis latitant.
révélées1. Mais la tradition n'est pas pour lui une source quelconque, pas plus que tout livre apocryphe qui porte à son frontispice le nom d'un Apôtre comme auteur n'est pas pour cela un livre canonique. La tradition doit être admise et certifiée par l'Eglise catholique. In ipsa item catholica ecclesia, dit-il (ch. 2), magnopere curandum est ut id teneamus, quod unique, quod semper, quod ab omnibus creditum est. Par conséquent ce qui a été cru partout, dans toute l'Eglise et depuis le temps des Apôtres doit être tenu pour doctrine de foi à laquelle personne n'a le droit de contredire. La rectitude de cette règle tient à l'unité de l'Eglise et à son infaillibilité dans l'exercice du magistère de la foi. Vincent montre seulement que c'est d'après ce principe que l'Eglise en a toujours agi envers les hérétiques, contre les Donatistes et contre les Ariens 2. Cette règle résulte également de la prescription,. souvent répétée par l'Apôtre Paul à ses successeurs dans la prédication et aux communautés, de conserver pure et sans tache la vérité de l'Evangile et aussi du caractère divin de la révélation chrétienne3. Notre auteur blâme Origène d'avoir expliqué les Ecritures saintes arbitrairement d'après ses vues subjectives et, en outre d'avoir laissé les traditions de l'Eglise en dehors de son attention4. Il était donc dans l'esprit de l'Eglise et de toute
l.Vinc. Ler. Comm. c. 29 : Diximus in superioribus hanc fuisse semper et esse hodieque catholicorum consuetudinem, ut fidem veram duobus his modis approbent, primum divini canonis auctoritate, deinde ecclesiae catholicac traditione; non quia canon solus non sibi ad universa sufficiat, sed quia verba divina pro suo plerique arbitratu interprétantes varias opiniones erroresque concipiant.