‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 304 sur 480 · C. Creso. I · texte numérisé non relu

C. Creso. I

crédibilité, à savoir l'accord de tant de peuples, les miracles qui accompagnèrent la fondation de l'Eglise, la charité qui anime tous ses membres, la série ininterrompue des évêques et même le nom d'Eglise catholique l.

Cette vue de saint Augustin nous la trouvons fondée également sur l'histoire du canon biblique, puisque l'Eglise a dû garantir ce canon par son autorité d'enseignement et qu'en dehors d'elle un canon ne peut être appuyé sur des raisons suffisantes.

2. La sainte Ecriture a besoin aussi, à cause de son contenu mystérieux et surnaturel, d'une autorité infaillible qui garantisse les vérités qui y sont contenues, qui les défende contre des conceptions erronées et qui fournisse une décision exacte dans les contestations soulevées autour du contenu de la révélation. Si saint Augustin rappelle que dans l'interprétation allégorique on doit avant tout regarder à la foi et qu'on n'a pas le droit de la compromettre, il pense qu'on doit toujours considérer la doctrine de l'Eglise comme fil conducteur dans cette interprétation"2. Saint Vincent de Lérins s'exprime très clairement à ce sujet quand il appelle à son aide pour l'explication des livres saints non seulement la tradition apostolique considérée comme un complément nécessaire, mais aussi l'autorité de l'Eglise catholique sans laquelle il ne saurait être question d'une tradition prise comme source de foi3. On s'est fondé4, il est vrai, pour

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