Ep
2.. De bapt. II, 3, 4 : Et ipsa concilia, quae per singulas regiones vel fiunt, plenariorum conciliorum auctoritati, quae fiunt ex ùniverso orbe Ghristiano, sine ullis ambagibus cedere : ipsaque plenaria saepe priora posterioribus emendari, cum aliquo experimento rerum aperitur quod clausum erat, et cognoscitur quod latebat ; sine ullo typho sacrilegae superbiae, sine ulla inflata cervice arrogantiae, sine ulla contentione lividae invidiae, cum sancta humilitate, cum pace catholica, cum caritate cbristiana.
mules. Il lui arrive, une autre fois, de convaincre les Donatistes de ceci : à savoir que dans l'affaire de la consécration de Cécilien ils auraient dû se soumettre au jugement de l'Eglise universelle ; il se place alors également à un point de vue que les schismatiques devaient approuver ; pour un jugement de ce genre, un concile plénier de l'Eglise universelle est à ses yeux la dernière juridiction sans appel1.
On trouve aussi chez saint Vincent de Lérins des expressions relatives à une inspiration, au moins à une assistance particulière du Saint-Esprit en faveur des Pères 2 réunis au concile d'Ephèse (431).
Léon le Grand déclare dans sa lettre à l'empereur Marcien, à propos du but que poursuit le concile, en session que sous l'assistance de Dieu les évêques réunis là s'attacheraient à la doctrine de la révélation et qu'on n'admettrait aucune discussion sur le rejet de croyances de l'Eglise3. Dans sa lettre au patriarche de Jérusalem et à tous les évêques ayant été à Chalcédoine il déclare tenir pour hérétiques tous les adversaires du symbole dressé là, et comme tels ceux dont l'hérésie était maintenant manifeste à chacun ; il présente donc comme intangibles4, les décrets de Nicée y compris
1. Ep. 43, 7, 19: Quasi non cis ad hoc dici posset et justissime dici : Ecce putomus illos episcopos, qui Romae judicarunt, non bonos judices fuisse; restabat adhuc plenariumecclesiae universac concilium, ubieliam cum ipsis judicibus causa posset agitari, ut si maie judicasse convicti essent, eorum sententiae solvcrentur.
2. Comm. c. 33 : Quibus apostolicis catholicisque decretis quisquis refragatur... contemnat Ephesinam quoque synodum, id est, totius pêne orientis sanctorum episcoporum judicata proculcet, quibus divinilUS plaçait nihi! aliud posteris credendum decernere, nisi quod sacrata sibique in Christo consentions sanctorum patrum tenuisset antiquitas etc.
3. leo M. Ep. 94 (éd. Bail. I, 1075) : Compressa enim vel remota inquietudine ac pravitatc paucorum, facile lirmabitur probanda concordia, si in eam fidem, qnam eyangelicis et apostolicis praedioationibus déclara tam, per sanctos patres aostros accepimus et tenemus, omnium corda concurrant nu lia penitus disputatione cujusquam retractationis admissa etc.
4. Ep. 114,1 (éd. Bail. I, 1197): Unde si (juis unquam ausus fuerit, vel Nestorii perfidiam tueri, vel Eutychetis ac Dioscuri impium dogma defendere, et a catholicorum communione resecetur, nec babeat ejus corporis participationem, cujus abnegat veritatem, fratres carissimi. De custo-
même ceux qui ne se rapportent qu'à l'état de la discipline ecclésiastique. De même dans sa lettre à Anatolius *, il demande qu'un certain prêtre Atticus ait pour établir son orthodoxie à signer le concile de Chalcédoine, et dans sa lettre à l'empereur Léon il assimile ce concile à celui de Nicée 2.
Cependant ce ne sont pas seulement les divers Pères qui témoignent individuellement de l'autorité infaillible des conciles généraux; ce n'est même pas l'idée seule de l'Eglise qui exige l'infaillibilité de ces synodes; ce sont ces conciles mêmes qui témoignent les uns en faveur des autres, au moins les derniers en faveur des précédents. Le concile de Constantinople qui ne fut pas œcuménique, tout aussitôt après sa convocation, tient le symbole de Nicée pour intangible ; il le répète et le complète seulement par des additions sur la divinité et la personnalité du Saint-Esprit. Le troisième concile général ne voulut pas rédiger de nouveau symbole ; il considérait celui de Nicée comme suffisant. Il le fit lire publiquement avec divers passages patristiques pour confirmer les doctrines de la tradition *. Le concile de Chalcédoine justifie dans son adresse à l'empereur Marcien la composition d'un véritable symbole contre les Eutychiens et montre pourquoi le concile de Constantinople (381) a dû préciser et compléter, à cause des Pneumatomaques, le symbole de Nicée et pourquoi celui d'Ephèse a dû également à cause de l'hérésie apporter de nouvelles définitions4. Ainsi tout con-
diendis quoque sanctarum patrum statutis, quae in synodo Nicaena inviolabiiibus sunt fixa decretis, observantiam vestrae sanctitatis adnioneo etc.