Greg. Nyss. Or. in bapt. Chr. (Migne XLVI
étaient préparés suffisamment et tombaient en danger de mort étaient baptisés sur leur lit. Gela ne pouvait pas avoir lieu par immersion, mais tout au plus par aspersion. C'est ce que paraît indiquer saint Cyprien, lorsqu'il défend la validité de ces baptêmes cliniques 4, tout irréguliers qu'ils fussent2 en ce que celui qui avait reçu le baptême en danger de mort n'avait encore donné aucune preuve de vertu solide, et pouvait être soupçonné d'avoir recule baptême seulement par crainte ou par faiblesse. Les Grecs, il est vrai, veulent au contraire des Latins soutenir la nécessité de l'immersion; mais dans leurs rituels 3 nous voyons que si le baptême est à l'ordinaire administré d'une façon toute différente de celle des Latins, c'est-à-dire par infusion ou immersion, dans le cas de nécessité, le baptême par aspersion est regardé comme suffisant.
C'était par contre un usage général de l'Eglise, dont témoignent plusieurs Pères, de n'employer pour l'administration du baptême solennel que de l'eau bénite, quoique une autre eau fût regardée comme suffisante pour la validité. Saint Grégoire de Nysse parle des bénédictions par lesquelles l'autel était sanctifié pour l'oblation du sacrifice, et de celles que l'on fait sur l'huile pour la consacrer, ou sur les prêtres pour les ordonner, et il compare ces effets à ceux de l'eau du baptême, qui a été aussi bénite par avance et soustraite à l'usage profane, pour produire la sanctification par le baptême. Il rappelle en même temps* que dans la nature visible nous voyons de grandes choses provenir de causes minimes. Saint Augustin parle de même de l'invocation du nom de Jésus sur l'eau du baptême et du signe de la croix
1. Cypr. Ep. 69, c. 12 (éd. Vindob.) : Nec quemquam movere débet, quod aspergi vel perfundi videntur aegri, cum gratiam Dominicain conscquuntur.quando Scriptura sancta per Ezechielem prophetam loquatur etdicat: et aspergam super vos aquam mundam.