Cyrill. Hier 09. Cat
2. Ambr. Expos, ev. sec. Luc. 2, 83. Hier. Adv. Lucif. c. G (éd. Vallarxi II, 177).
à ceux qui affirment que le baptême ne renferme pas une participation aux souffrances du Christ.» Saint Cyrille dans ces paroles ne veut ni comparer le précurseur au Seigneur *, ni mettre le baptême de Jean sur la même ligne que le baptême chrétien : maisilattribuepourtant au baptême de Jean la puissance de remettre les péchés. A cette opinion se rattachent beaucoup d'autres Pères2. Seulement, si nous considérons de plus près les expressions qu'ils emploient, nous voyons qu'ils attribuent au baptême de Jean cette vertu, non comme la produit un sacrement chrétien, mais seulement en union avec la foi du baptisé, c'est-à-dire pour parler la langue postérieure de l'Ecole non pasea? opereoperato, m&iseocopere operantis. C'est la foi au Sauveur futur qui a produit la sanctification dans l'ancienne alliance, comme au temps de Jean la grâce de la ,régénération. Tel est l'avis de saint Cyrille d'Alexandrie 3. D'autres appellent le baptême de saint Jean un baptême de pénitence et ne décident pas comment on accorde à ce baptême la rémission des péchés*, lorsque seul le baptême du Christ est le baptême du Saint- Esprit. Saint Basile caractérise le baptême de Jean comme une initiation, celui du Christ comme la perfection ; l'un désigne la conversion du péché, l'autre opère l'union avec Dieu et la filiation divine 5. Là où il fait un parallèle entre la figure de l'Ancien Testament, le baptême de Moïse, et l'accomplissement de cette figure dans le Christianisme, le baptême chrétien, il pose cette question: « Quelle était cette