Greg. Naz. Or
5. Bas. Hom. 13 (in S. bapt.), lj : 'Exetvo etffaywyixàv ro fiKTTTt<TfJ.K, tqûto
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rémission des péchés? quel était ce renouvellement de la vie dans ce baptême de la Mer Rouge? quel don spirituel était accordé par l'intermédiaire de Moïse? quelle était cette destruction du péché ? Avec, le Christ cela n'a pas disparu pas plus que cela n'a été rétabli par lui l. Si le baptême de saint Jean n'est pas plus parfait que celui-ci, il n'a certainement aucune vertu rémissive. Même dans saint Grégoire de Nysse, on ne voit pas trop clairement^dans quel sens il attribue au baptême de saint Jean la rémission des péchés, car il place saint Jean parmi les hommes saints et grands, parce qu'il a par sa prédication attiré le peuple au désert, a fait disparaître ses péchés par la prédication de la pénitence, et les a purifiés par l'immersion dans l'eau du Jourdain 3.
Les paroles de ces derniers Pères s'expliquent facilement et se rattachent nettement aux paroles de la sainte Ecriture où le baptême de saint Jean est appelé baptême de la Pénitence(Matth. 3, 10) et où lacommunication du Saint-Esprit est toujours considérée comme l'avantage capital du baptême chrétien(Marc,l,8;Luc,3, 16; Jean, 1,33; Act. des Ap.1,5 ; 17, 47);mais comment justifier que saint Cyrille de Jérusalem accordela rémission complète despéchés comme effet au baptême de Jean, et la filiation adoptive]seulement au baptême chrétien? Touttée3 croitpouvoirinterpréter que par adoption saint Cyrille a voulu désigner la déclaration solennelle et le sceau de cette déclaration dans le sacrement de confirmation, qui, d'après l'usage d'alors, était ordinairement conféré immédiatement après le baptême. En effet aux passages bibliques cités, le Seigneur a caractérisé le baptême delà Pentecôte, comme étant spécialement le baptême du Saint-Esprit. On peut aussi bien par la pensée séparer l'acte divin de la rémission des péchés de la communication du Saint-Esprit