Ep
9. De pecc. orig. 40, 44 : Ac per hoc non solum peccata omnia, quorum nunc remi>sio lit in baptismo, quae reos faciunt, dum desideriis vitiosis consentitur atque peccatur ; verum etiam ipsa desideria vitiosa, quibus si non consentitur, nullus peccati reatus contrahitur, quae non in ista, sed in alia vite nulla erunt, eodem lavacro baptismatis universa purgantur.
Même pour les péchés véniels dans le reste de la vie, il nous donne l'espoir du pardon, car nous pouvons l'obtenir en tant que nous sommes baptisés par la prière quotidienne et par d'autres bonnes œuvres1. Cependant le baptême ne délivre pas de toutes les suites du péché originel, spécialement de la concupiscence désordonnée2, qui prépare encore aux baptisés de continuelles tentations, afin qu'en la combattant ils puissent acquérir des mérites et atteindre à un haut degré de vertu 3, à plus forte raison chez les adultes, l'attachement au péché qui résulte de péchés actuels répétés, ou la force de l'habitude ne sont-ils pas enlevés parle baptême L'habitude reste et doit être surmontée par un combat continuel pour la vertu. Mais à la fin des temps, dans la résurrection de la chair, le baptême opérera dans les justes la seconde régénération et les délivrera de toutes les suites du péché4. Le baptême n'enlève doncpas immédiatement tous les maux5, quoiqu'il ne reste dans le baptisé rien de condamnable6.
L'autre effet du baptême mentionné plus haut est la sanctification positive de l'âme par l'infusion de l'amour surnaturel et la communication du Saint-Esprit. Cette grâce pénètre l'âme dans ses puissances morales, la fortifie et la consacre pour la pratique du bien, lui donne enfin de nouvelles forces pour tendre vers les biens véritables du salut 7.
Par le baptême, nous recevons la filiation divine, qui atteindra sa plénitude et sa perfection dans la résurrection 8;