De pecc. mer. et rem. III
4. Aug. De bapt. IV, 22, 29 : Usque adeo nemo débet in quolibet provectu interioris hominis, si forte ante baptismum usque ad spiritalem intellectum pio corde profecerit, contemnere sacramentum, quod ministrorum opère corporaliter [adhibetur, sed per hoc Deus hominis consecrationem spiritaliter operatur.
pécheurs; tous ont le péché originel, car tous descendent par génération naturelle d'Adam. Quand l'Apôtre parle de la sanctification de l'époux infidèle par l'époux chrétien, et de la sanctification des enfants par les parents, il n'entend pas une sanctification proprement dite, par la communication du Saint-Esprit, mais une sanctification au sens large, comme quand nous sanctifions nos aliments par la prière1.
De la nécessité du baptême découle le devoir (nécessitas praeceptï) de le recevoir. Aucune vertu ni justification, quelque degré qu'elle atteigne, ne peut en dispenser. Pour les enfants, ce devoir incombe aux parents et à ceux qui doivent en prendre soin. C'est pour cela que tous les Pères exhortent les catéchumènes eux-mêmes2 et leurs parents3 à ne pas retarder la réception du baptême, et blâment la conduite de ceux qui reculent cette réception jusqu'à la fin de leur vie, car cette conduite est ordinairement unie à l'impénitence et au mépris des préceptes chrétiens.
L'eau baptismale ne peut être suppléée que dans deux cas : par ce qu'on appelle le baptême de sang4 et le baptême de désir (paptismus sanguinis etfluminis). Saint Grégoireparle d'un baptême du martyre et d'un baptême des larmes (paTmo-pz iiocp-rjpiovy $y.ir:i<JixoL Sax/aûwv5) pour remplacer le baptême sacramentel, et le premier est d'autant plus heureux, qu'il enlève aussitôt au baptisé le danger de pécher. Relativement au martyre, tous les Pères sont d'accord avec lui0 et plusieurs