‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 384 sur 480 · ChrySOSt. In 1 Cor. hom · texte numérisé non relu

ChrySOSt. In 1 Cor. hom

9. Nous rencontrons l'expression déjà chez Justin, ensuite chez Optât. (De schism. Don. II, 19, 21).

10. Cyr. Alex. De adoratione in spir. et verit. II (Migne LXVIII, 261) in Joan. evang. lib. IV, c. 2 [Migne LXXIII, 577), lib. VII et VIII fragm. lib. X, c. 2. (Migne LXXIV, 20, 341).

un païen les mystères qui ont rapport au Père, au Fils et au Saint-Esprit » ; dit saint Cyrille de Jérusalem, « nous ne parlons pas non plus ouvertement des mystères devant les catéchumènes ; mais nous en parlons beaucoup en paroles mystérieuses, afin que les croyants comprennent, et que ceux qui ignorent nos mystères n'en soient pas choqués * ». Parmi ces mystères, le grand docteur de l'église de Jérusalem compte la sainte Eucharistie, puisqu'il n'en parle que devant ceux qui sont déjà baptisés2. On regardait dans l'Eglise comme une trahison toute communication imprudente des mystères faite aux païens3. Le pape Jules blâme très fortement les Ariens de ce que pour un prétendu crime dont ils accusaient saint Athanase, à savoir d'avoir brisé le calice d'un certain Ischyras, ils l'avaient fait comparaître en jugement public, et là devant des catéchumènes et même des païens et des Juifs ils avaient traité la question du corps et du sang du Christ4. Il y avait donc dans toutes les vieilles liturgies prescription sévère de congédier les catéchumènes au commencement de la Missa fidelium et d'exclure entièrement des mystères les juifs et les païens. Le pape Jules trouve un motif suffisant pour ne pas croire à l'accusation contre Athanase relativement à Ischyras, dans ce fait que les catéchumènes auraient été dans le même appartement auprès d'Ischyras malade, et qu'il était impossible en leur présence de célébrer les saints mystères5.

Même les livres liturgiques destinés seulement aux prêtres ne contenaient généralement pas dans les formules de

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