Cyr. Alex. Hom. 10 in myst. coen. (Migne LXXVII
lui donnent le nom de corps du Seigneur1, ou de sang du Christ, précieux sang2, sacrement du corps et du sang du Christ a. S'ils veulent indiquer ses effets et sa signification, ils l'appellent pain de Dieu, pain céleste, pain substantiel, pain quotidien4 ; ou encore calice de vie, du salut5; viatique pour l'heure de la mort6 (e>oW). Par allusion à la réunion des fidèles pour célébrer en commun le sacrifice, et à la communion qui suivait, on appelait encore l'Eucharistie l'assemblée, la réunion («rivaÇiç, collectio) ou communauté, communion (com?itunio, *otv«*w'a)7, ou repas divin8. Mais le nom reçu communément dans la théologie et, pour ainsi dire, officiel, fut peu à peu Eucharistie9. Ce nom est tiré de l'acte de la consécration, auquel était unie l'action de grâce. Le nom d'Eulogie, terme qui se rapproche d'Eucharistie, fut réservé au pain simplement béni à la messe; quelquesuns cependant continuèrent encore à le donner à l'Eucharistie10. L'expression Missa appliquée au saint Sacrifice, s'est probablement formée de la missio catechumenorum; on le trouve déjà dans saint Grégoire le Grand.
2. La discipline de l'Arcane, dont plusieurs Pères anténicéens parlent expressément pour la sainte Eucharistie, et dont nous avons des témoignages très saisissants dans les représentations symboliques des catacombes fut encore maintenue à l'époque patristique. « Nous ne révélons pas à