‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 394 sur 480 · I. Enarr. in Ps. 43, §36.-2. De Elia et jejun · texte numérisé non relu

I. Enarr. in Ps. 43, §36.-2. De Elia et jejun

3. Chrysost. In Joan. hom. 46, 3: Acô S-h x«î à Xptaràç ocùtc 7re7ror/jx£v, £«çv (j.imo:j îofJ-à.e, èvuyoiv ftttÇovotf Xfld xi» côtsû ttgOo-j èmSsixsvç tôv irepi y)/*âç, eux iSîîc,

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corps du Christ qu'ils contiennent n'a pas été très précisé par la doctrine de l'Eglise, encore moins a-t-elle décidé qu'elles étaient des apparences du corps du Christ. Sans doute la réception et la manducation peuvent se direproprement non des espèces, mais du corps du Christ ; de même pour l'élévation et le port de l'Eucharistie aux malades, parce que conformément à l'idée du sacrement, c'est le corps du Christ qui est reçu, mangé, transporté. Car il se produit dans le corps du Christ quelque chose d'analogue à ce qui est fait sur les espèces, comme la fraction, le mélange, la bénédiction. Il y a cependant une limite à garder ici. Tous les Pères ne vont pas jusqu'à dire que le corps du Christ est broyé avec nos dents ; car si on peut le dire des espèces, on ne voit pas comment il peut se produire quelque chose d'analogue surle corps du Christ. Quoi qu'il en soit, saint Chrysostome exprime dans ces paroles, de la façon la plus expresse, sa foi à la transsubstantiation.

Comme conclusion à ce que nous avons cité plus haut, il ressort que le Christ dans la sainte Eucharistie nous aime encore plus qu'une mère n'aime son enfant ; non seulement il s'est fait notre frère et nous nourrit de sa propre chair, mais il communique encore à notre âme une beauté surnaturelle et une force divine ; son sang nous purifie de nos péchés et nous ouvre la voie vers le Saint des saints, comme le faisait dans un sens moins élevé le sang des victimes dans l'ancienne alliance. Le sang que pour nous le Seigneur a versé sur la croix, et avec lequel il nous a rachetés est le même qui purifie et embellit notre âme1. L'Eucharistie est donc ainsi le mystère de l'amour, et à cause de son divin et sublime contenu un mystère redoutable ($pi*Tw pvonfyoeov).

Quand d'autres Pères en interprétant le v. 62 du chap. VIe de saint Jean « La chair ne sert de rien » nous préviennent contre une interprétation capharnaïque, et montrent la différence du corps glorifié et du corps terrestre, saint Chrysostome, au contraire, ne pense qu'à l'identité essentielle du

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