‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 432 sur 480 · H. E. VII · texte numérisé non relu

H. E. VII

2. Des historiens protestants (Steizt, das rœm. Bussacr. et Augusti) veulent conclure de ceci que sous Nectaire, même la confession privée a été abolie ; mais de cela, il n'est ici nullement question, Valois, l'annotateur de Socrate, pense que c'est seulement la fonction de pénitencier et la censure extérieure qui ont été supprimées ; mais nullement la confession privée. Bellarmin, Morin et Thomassin pensent que le crime du clerc et de la matrone avait été connu dans toute la ville par la confession

tence publique devait profondément impressionner un laïque aux tendances novatiennes d'autant plus qu'ils ne connaissaient pas bien la doctrine de l'Eglise sur la nécessité de la pénitence, et sur la pureté nécessaire à la réception de la sainte Eucharistie. Nous n'apprenons pas que les évoques suivants aient jamais eu l'intention de rétablir la discipline supprimée. Nous le savons certainement de saint Chrysostonie, successeur de Nectaire. Nous voyons d'après ses écrits que la confession privée était, après comme avant [le changement de discipline, regardée comme nécessaire pour la rémission des péchés1, mais saint Chrysostome ne mentionne plus ni pénitencier ni règlements pénitentiels. Morin2 veut conclure du récit de Socrate que c'est surtout la confession publique des péchés secrets, en usage en divers endroits et qui avait été à Constantinople l'occasion d'un scandale général, qui fut supprimée en même temps que la pénitence publique de ces péchés 3.

D'ailleurs la pénitence publique pour les péchés notoires n'a purement été abolie nulle part, pas même à Constantinople. Four le Nord de l'Afrique nous avons là-dessus les renseignements les plus précis par saint Augustin. Quand Sozomène 4 ajoute à sa relation sur l'événement de Constantinople que les évêques de toutes les églises avaient suivi l'exemple de Nectaire, et que Nicéphore rapporte la même chose, en faisant cependant des réserves sur la généralité

publique de cette dernière. C'est aussi l'avis de Frank [die Bussdisciplin der Kirche p. 186 sqq. Binlerim [Denkwurdig keiten] V, II, 435) ne s'occupe pas de la question de savoir comment l'infamie du diacre a été connue ; mais il pense que si l'on s'est indigné, c'était surtout contre le manque de surveillance dans la pénitence.

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