‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 434 sur 480 · H. E. VII · texte numérisé non relu

H. E. VII

des évêques, nous pouvons conclure de là que les historiens n'ont vu dans cette mesure que la suppression de la pénitence publique pour les péchés secrets et des anciens règlements pénitentiels. A ce point de vue, il faut cependant remarquer que Denys, le pseudo-Aréopagite, dans son écrit mystique « sur la hiérarchie de l'Eglise » l, dépeint les règlements pénitentiels comme encore existants. Dans l'église d'Alexandrie, d'où probablement ces écrits nous viennent, doit alors avoir existé la classification des pénitents publics, des catéchumènes, des énergumènes et des pénitents. Mais saint Maxime2 laisse voir très clairement, au vir siècle, dans ses scholies sur le passage en question, que le pardon public des pénitents, avant les fêtes de Pâques, n'était plus en usage de son temps, comme au temps de Denys. Par contre le même auteur delà Hiérarchie ecclésiastique témoigne de l'existence de la confession privée et appelle le pouvoir d'absolution du prêtre, un pouvoir divin dont il ne pourrait se servir arbitrairement 3.

4. Dans l'Eglise latine, au commencement du ve siècle, il n'y eut pas de changement important dans la discipline de la pénitence; en effet, outre que là-dessus nous manquons de renseignements précis, les degrés de la pénitence publique n'ont jamais été observés bien strictement. Tous les Pères parlent bien d'une pénitence publique en général, et elle était usitée pour les péchés publics, aussi bien en Afrique comme en témoigne saint Augustin qu'à Rome 4, en Espagne et dans les Gaules, et cela même après le ive siècle. En Gaule, saint Prosper'est complètement d'ac-

1. Dion. CIII, n. 3, § 6, 7. Ce passage peut servir à prouver que l'opinion d'après laquelle ces écrits appartiennent au ve ou seulement au vic siècle, a contre elle des raisons qui ne sont pas à dédaigner V. plus haut \ 45.

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