‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 46 sur 480 · Cyr. Hier. Cat. 17, 14. —2. Ibid. c · texte numérisé non relu

Cyr. Hier. Cat. 17, 14. —2. Ibid. c

« Les hommes ont reçu d'après la parole de Dieu cette filiation qu'ils n'avaient pas avant; mais chez le Logos il n'y a pas de différence entre l'essence et la génération1». Le Logos est par nature et selon son essence (yû<m) le Fils de Dieu, nous ne le devenons que par adoption et par grâce (aéra xat x<z/mti) dans le sacrement de baptême2.

"2. Si l'état du chrétien sanctifié consiste dans une union surnaturelle avec Dieu, à laquelle il doit être élevé par la grâce de Dieu lui-même, il faut bien admettre dès lors qu'on ne peut attribuer aux seules forces humaines la disposition capable d'acquérir cet état et de lui faire produire les bonnes œuvres qu'il suppose. Cyrille enseigne la nécessité de la grâce actuelle ou de l'assistance actuelle de Dieu, autant pour croire3 que pour persévérer4 et observer les commandements divins5.

Il compare les effets de la grâce de l'Esprit-Saint à ceux d'une pluie douce et bienfaisante qui fait produire les fruits les plus divers aux plantes les plus différentes6.

Saint Cyrille dit encore : « Toute chose arrive pour le mieux à ceux qui aiment Dieu ». Dieu est prêt à nous combler de bienfaits, mais il attend le bon vouloir de chacun. Voilà pourquoi l'apôtre ajoute: «A ceux qui sont appelés conformément à leur bon vouloir. Ton bon propos, s'il est sincère, te méritera d'être appelé7 ». Ailleurs, saint Cyrille parle de la préparation à la grâce en termes semblables : « Ouvrons-lui (au Saint-Esprit) les portes de notre cœur, car il passe, cherche ceux qui sont dignes et ceux qu'il peut combler de ses dons8 ». C'est ainsi que s'expriment les Pères avant les discussions semipélagiennes. Pour comprendre le vrai sens de leurs paroles, il faut se

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