‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 45 sur 480 · Cyr. Alex. Adv. Nest. III, 3 (Migne LXXVI · texte numérisé non relu

Cyr. Alex. Adv. Nest. III, 3 (Migne LXXVI

2. Cyr. Alex. Adv. Nest. III, 6 {Migne LXXVI, 464) : Où t« toO irpûrou J07£.ïv KV£%ofAevoç, KTzocXXdcTTOiv 8k fi&yXov 6)ç èv socutcZ ré xoù 7T/5WTW tvjv 6a6poi7rou yùciv rôiv èx 7ra/oa/3à<7swç ocp-^octocc, èxeivr^ atria/Aarw xocTsyvci>7Ôin [xèv yocp èv 'A<5a/z, oui ù'fdri ooKtftMToiTYi xoù à% 'ici.yoc.7TOi èv 'X.pt7T6>. ... Kat ivsToâlTïj y-èv èv tG TzpÛTOi,

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fut pas atteinte par le péché («t^wto? àpupriouç) et apparut exempte de malédiction.

2. La corruption qui pèse sur tous n'a pas sa source seulement dans le péché d'Adam ; c'est, à proprement parler, un péché, et uni à la faute il se répand sur tous par la génération ; il agit en nous à la façon des branches d'arbres qui ont été détachées d'une racine infectée ; elles gardent en elles le caractère de cette racine '. Notre descendance charnelle d'Adam est donc le canal qui nous transmet aussi le péché.

La doctrine de la grâce et de la prédestination ohez les Pérès grecs. Saint Cyrille de Jérusalem et saint Athanase

Il y a une relation très étroite entre la doctrine de la grâce d'une part et celle du péché originel, de la nature et de la destinée de l'homme, et en même temps du dogme de la rédemption de l'autre. Ce sont ici les mêmes principes que ceux sur lesquels les Pères grecs se sont appuyés pour défendre la doctrine du péché originel contre les Manichéens et les Gnostiques.

A. Un des premiers témoins de la vraie doctrine après le concile de Nicée, c'est saint Cyrille de Jérusalem. Dans les catéchèses, en particulier dans la seizième et la dix-septième, à l'occasion de son explication delà doctrine du Saint-Esprit, sous une forme éminemment biblique, il revient avec insistance à la doctrine de la grâce2. Son exposition exégétique est cependant plutôt une description qu'une exacte définition.

1. La plus importante de toutes les grâces, est la grâce justifiante ou sanctifiante, appelée plus tard par les Scolas-

i. Ihid. praef. libri V (Migne LXXn, 203) : Kai jSgjSowc'Jkeuxev è Scbaroq àno 'Aoùfx fj-à'/pi Mw7£<vk, bertnto/ténR sic, &no& tg èf «.ùroû ^Tcép/j-cc vs xou yévoç, rlji iiri rude 8ixr)$. 'P«'Ç/?ç yccp &»<rnep ocva.fùvreç, fôupr/^ç, fôctproi xac /j//etç.

2. Touttée dit cependant dans les « Prolegomena » (dissert. III, c. 7), en parlant des catéchèses de Cyrille (p. CLXXIV) : Qui si auctor^m totum ea qua par est attentione legissent atque essent commeditati, nullum fere Patrurn accuratius de gratia et sensisse et diiisse facile concessissent.

tiques « gratia gratum faciens». Toutes les autres servent à préparer à celle-là, à l'augmenter et à l'aider pour qu'elle réalise tout son développement comme toute sa perfection. Si elle n'est pas bien comprise dans sa relation avec le but final de l'homme, les autres grâces perdent aussitôt leur raison d'être. Saint Cyrille ne la distingue cependant pas des autres en des termes très précis ; mais il nous laisse deviner sa nature par les descriptions qu'il fait des opérations de l'Esprit-Saint concernant la grâce. Il emploie la comparaison qu'Origène et d'autres aprèslui ont employée. Semblable au feu qui pénètre le fer, l'ardeur du Logos divin pénètre la nature humaine du Christ comme la grâce de l'Esprit-Saint pénètre l'âme humaine en général *. Il décrit ensuite en ces termes la grâce communiquée aux apôtres, le jour de la Pentecôte : « Ils reçurent le feu, non un feu brûlant, mais un feu sanctifiant qui détruisit les épines des péchés et rendit l'âme belle et éclatante. L'Esprit-Saint vous réserve les mêmes bienfaits et, en consumant et détruisant les péchés comme des épines, il embellira le précieux royaume de vos âmes et vous accordera en même temps la grâce2 ». A côté de l'anéantissement des péchés il est question d'une sanctification positive, d'une ardeur qui pénètre l'âme et qui lui fait obtenir un éclat sublime et divin.

Cette grâce sanctifiante est encore le trait d'union le plus intime entre le Saint-Esprit et l'âme ; elle fonde la relation qui nous mérite d'après l'Ecriture le titre d'enfants ou fils de Dieu. Distinguer cette filiation adoptive de la filiation divine propre et essentielle du Logos, tel était le but que se proposaient les Pères dans leur enseignement contre la doctrine arienne et qu'ils avaient sans cesse en vue. Saint Cyrille de Jérusalem a garde de passer sous silence que la filiation attribuée aux hommes par la sainte Ecriture, doit être tout autrement entendue que celle du Sauveur, qu'elle est pour les premiers quelque chose d'accidentel, destiné à la fin suprême de leur nature, mais quelque chose d'amissible.

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