‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 460 sur 480 · Àug . De nupt. et conc. I · texte numérisé non relu

Àug . De nupt. et conc. I

reste pas moins toujours le but principal du mariage, et celle-ci est un bien d'autant plus grand et d'autant plus obligatoire pour le genre humain en général que son extension était plus nécessaire au temps primitif, afin que la terre fût peuplée et que les relations sociales fussent établies parmi les hommes. Même le mariage des patriarches de l'Ancien Testament égale en dignité la virginité chrétienne, parce qu'elle avait à préparer la venue du Sauveur de l'humanité1. A ce point de vue saint Augustin défend les patriarches de l'ancienne loi contre les attaques des Manichéens qui blâmaient leur polygamie. S'ils avaient pris plusieurs femmes et s'ils avaient contracté plusieurs unions matrimoniales ce n'était pas par volupté charnelle, disait-il, comme le faisaient beaucoup de chrétiens, mais simplement en vue de l'éducation des enfants et dans le désir que le Christ naquit de leur race2. Ils avaient la chasteté de disposition et ils l'auraient exercée en œuvres, s'ils avaient connu la volonté de Dieu, car ils étaient animés d'une obéissance parfaite, la mère des vertus; par elle Abraham fut prêta sacrifier jusqu'au sang même son fils, l'étoile des divines promesses3. Par contre, maintenant sous le Christianisme l'abstinence du mariage et celle de la cohabitation conjugale pour des motifs supérieurs méritent d'autant plus d'être recommandées4 que la génération spirituelle, par laquelle naissent au Christ, notre Seigneur, des enfants spirituels, apparaît comme quelque chose de supérieur et comme le prolongement figuratif de l'incarnation du Fils de Dieu5. De

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