‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 472 sur 480 · Ep. 159 (éd. Daller.) ad Nicet. Aquil · texte numérisé non relu

Ep. 159 (éd. Daller.) ad Nicet. Aquil

2. Conc. Eliber. c. 9. Conc. Arel. (314) c. 10. Conc. Carth. (407) c. 10. Conc. Milev. (416) c. 10.

3. Cette mauvaise coutume est déjà signalée parmi les Pères grecs par Cyrille d'Alexandrie Com. in Math. V, 31 (Migne LVII, 380): Où yùp xà

L'indétermination laissée aux paroles de l'Apôtre ne fut pas précisée de sitôt par les anciens Pères de l'Eglise. Ils exhortent les fidèles après leur conversion àcontinuer à vivre dans les mariages contractés avec les païens : tels Tertullien1 et Augustin, ou bien ils comparent le divorce accompli par l'époux devenu chrétien à celui qui est fait pour adultère. Une ressource plus nette pour la solution de ce doute s'offre pour la première fois au ive siècle dans un texte quelque peu obscur, l'Ambrosiaster qui regarde le divorce autorisé par l'Apôtre comme une rupture du lien conjugal 2, et saint Justin raconte dans la seconde apologie un cas de ce genre ; il y appelle le conjoint resté païen, après réception du libellus repudii de la part de celui qui était devenu fidèle, l'ancien mari (ô tzotz àvip)3.

Mais par une voie indirecte nous arrivons encore à de plus sûrs moyens de solution, si nous examinons l'opinion dogmatique de l'Eglise et des Pères sur l'indissolubilité du mariage. Quoique, en effet, Dieu ait dès le commencement fait le mariage indissoluble, il apourtant permis la rupture du mariage pour certaines raisons déterminées et même pour l'homme quand il a présenté le libellus repudii et fait appel à l'interprétation des prêtres. L'indissolubilité du mariage non chrétien ou naturel (appelé plus tard matrimonium legitimujïi) n'était donc pas tout à fait indispensable. L'indissolubilité du mariage chrétien ou sacramentel est devenu plus parfait. Nous avonsen effet déjà vu que même les Pères, surtout saint Augustin *, faisaient dériver l'indissolubilité du caractère

peTcoûStonrccpot 9e&Àûa.i rov ydp.ov cou' rj ctro7ioç, Tzp&~ii;. Augustin (De fi.de etopp. XIX, 35) à cause de l'obscurité des passages de saint Matthieu 5 et 19 excuse comme un péché véniel qu'après séparation pour adultère, comme l'indique l'évangile, on convoie à un autre mariage.

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