‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 474 sur 480 · Cf. De bono conjug. c. 7, 24. De fîde et opp · texte numérisé non relu

Cf. De bono conjug. c. 7, 24. De fîde et opp

sacramentel du mariage et appelaient ce mariage, comme l'Ambrosiaster, matrimonium ratum. Si donc l' Apôtre saint Paul, au nom du Saint-Esprit déclare qu'un mariage païen est soluble dans certaines circonstances lors de la conversion du conjoint, nous pouvons d'après l'opinion de l'Eglise sur le mariage ne voir là qu'une rupture du lien conjugal. Mais comme la rupture d'une telle union était dans l'Ancien Testament du for sacerdotal, il faut aujourd'hui au moins pour l'autorisation de contracter un nouveau mariage, à un conjoint devenu chrétien, de païen qu'il était, une décision de la juridiction ecclésiastique qui statue si les motifs en vue d'une dissolution sont suffisants. Que ce soit là l'opinion de l'Eglise sur la dissolution d'un mariage païen, on peut en donner comme preuve le dixième canon du concile d'Elvire (305) qui porte qu'une femme qui, séparée d'un catéchumène (n'ayant donc pas encore reçu le baptême), en a épousé un autre peut être admise au baptême. Si donc quelqu'un après un divorce sans motif a épousé une chrétienne, qui connaissait ce divorce non motivé, celle-ci commet un péché et doit être excommuniée comme pénitente jusqu'à la fin de sa vie.

b) Un second motif d'exception, c'est la dissolution d'un mariage non encore consommé par le vœu solennel d'une partie ou par la dispense du chef de l'Eglise. D'après ce qui précède l'indissolubilité est liée dans un certain degré au mariage naturel et à un plus haut degré encore au mariage sacramentel ({matrimonium ratum). Le plus haut degré de dissolubilité n'apparaît donc qu'avec la consommation du mariage (Genèse 11, 24 ; Matthieu XIX, 6). On trouve donc à l'époque patristique au moins des racines de l'opinion que un matrimonium ratum nondumeonsummatum peut être dissous dans certains cas. Aussi saint Epiphane 4, saint Ambroise2 et saint Augustin racontent de sainte Thècle, du temps apostolique, qu'elle avait suivi saint Paul pour servir Dieu dans la virginité, quoiqu'elle eût été

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