Ibid. Naturaost vel quotl facere vel (juod pati possit
3. Ibid. p. 1342 : ^'atura est unamquamquc rem informans, spefica dJOerentia.
transformation de l'une en l'autre ; si bien que dans cette opinion erronée le dogme de la Rédemption perd aussitôt tout rapport comme dans le Nestorianisme.
Mais si on veut objecter contre cette définition de la personne que dès lors l'individualité de la nature humaine n'est point sauvegardée dans le Christ*, on a tort. Les propriétés particulières ne sont pas contestées dans la nature humaine du Seigneur ; mais cette nature n'a rien reçu de ce qui ne pouvait appartenir à tous les hommes ou qui était de soi incommunicable, à savoir l'hypostase. Ce qui fait de la nature du Seigneur une nature unique, cp qui lui a donné son existence qui ne peut être communiquée à aucun autre, c'est la circonstance qu'elle était dans le Logos et personnifiée par lui. C'est là seulement ce que doit désigner la notion précise d'individua.
En ce qui concerne les rapports et les contradictions du Monophysisme et du dogme de la rédemption, il suffisait aux Pères de montrer que la nature du Sauveur devait nécessairement être parfaitement divine, comme l'avaient démontré les Pères antiariens, et pleinement humaine, comme il avait été montré dans la lutte contre les ApoUinaristes. Nous reviendrons sur ce dernier point à l'occasion du Monothélisme, nous pouvons donc nous dispenser ici d'un long exposé,
La querelle des Trois- Chapitres et les décrets du cinquième concile général de Constantinople (553)
La querelle dite des Trois-Chapitres marque un nouveau stade dans le cours des controverses christologiques. Elle fut soulevée par l'empereur Justinien. Ce prince n'aimait pas seulement à se mêler des affaires religieuses ; il saisissait avec empressement toute occasion d'intervenir dans les luttes dogmatiques engagées dans l'Eglise pour la pureté de la foi. Comment aurait-il pu ne pas s'occuper de la question qui se