‹ Histoire des dogmes (volume 5)Chapitre 135 sur 166 · Jo. Damasc. De orth. fide III · texte numérisé non relu

Jo. Damasc. De orth. fide III

2. Boèce, né k Rome en 470, d'une famille considérable, fut élevé dans la cour de Théodore le Grand, roi des Ostrogoths, à de hautes charges, entre autres à celle de magister palatii et officiorum, plusieurs fois consul. Il trouva cependant du temps pour des études philosophiques et des travaux littéraire?. A la première catégorie appartient son œuvre : De Consolatione ; à l'autre ses écrits : De Trinilale, De Incarnatione, etc. Les premiers de ses livres ne contiennent aucun témoignage formel de la foi chrétienne de l'auteur, mais les autres ne laissent là dessus aucun doute, si toutefois ils sont du même auteur. Au moyen âge, Bocce passa généralement pour un chrétien et fut souvent cité par les scolastiques. Dans les temps modernes, on a mis en doute,

Il exposo d'abord les divers sens du mut nature qui a été employé quclquei'ois] pour toutes les choses existantes et connaissables' et qui désigne quelquefois ce qu'une chose peut opérer ou suLir^ puis il en vient à la signification ordinaire de ce mot : « La nature c'est ce qui caractérise chaque chose et la distingue spécialement de toute autre^ ».

Plus importante et plus opportune est l'explication du terme personne, car les Nestoriens comme les Monophv sites identifiaient la personne et la nature. Persona est naturae rationabitis îndividua substantia. La personne ou l'hypostase ne peuvent donc, comme ajoute expressément Boèce dans ses explications, n'être qu'une nature spirituelle, tandis que le mot ÛTroa-Ta-rt; peut tout aussi bien s'entendre de choses purement matérielles. Plus loin, la personne ou l'hypostase est une substance, c'est-à-dire quelque chose qui n'existe pas en une autre comme accident, mais sert de support (5 wi^sto^^ à d'autres accidents. A cela doit s'ajouter encore la marque distinctive de l'individualité, la substantia doit être individua (a-opoç) c'est-à-dire quelque chose d'incommunicable à autrui, quelque chose de subsistant en soi. Boèce montre donc ensuite dans cet écrit, pourquoi les erreurs de Nestorius sont à repousser ; si une seule union particulière de Dieu et de l'homme se réalise dans l'Incarnation et non pas deux, s'il faut admettre un seul Christ, c'est qu'il y a à sauvegarder l'unité de la personne. Par contre, il réplique aux Monophysites qu'un mélange de la nature divine et humaine en une nature humano-divine est aussi impossible que la

sans raison suffisante, l'authenticité des écrits thoologiques et BotVe a été pris pour un païen. Mais en faveur de l'opinion contraire militent non seulement la croyance du moyen âge et les écrits Ubéologiques de Bot^ee, mais aussi ce fait que l'épouse de Boèce, lielpis était également chrétienne et avait été ensevelie îi Rome dans le vestibule de la vieille église de Saint-Pierre, bâtie sous Constantin (v. l'inscription de Bunsen : licschrvibuiig von Rutii II a, 69. v. plus loin 111, 11).

1. lioët. De persona et duabus naturis c. 1 [Migne LXIV, 1341) : Nalura est earum rerum quae, cum sint, quoquomodo intellectu capi possunt.

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