‹ Histoire des dogmes (volume 5)Chapitre 93 sur 166 · Aug. Ench. c · texte numérisé non relu

Aug. Ench. c

l'œuvre du sauveur 479

expirare. Daiis la mort l'âme se sépare du corps ouïe corps rend Tàme, mais ce n'est pas simplement le corps, mais la personne humaine chez l'âme, chez le Christ, c'est le corps qui reste uni au Logos même dans la mort où le Logos qui habite dans l'âme. Il rendit son âme en toute liberté parce que la loi de l'inévitable mort ne pesait pas sur lui^ Ainsi la divinité du Christ, comme son humanité, ont participé à son sacrifice-, et l'Homme-Dieu était le sacrificateur et en même temps la victime, car il s'offrait lui-même". En tant que le Christ est devenu la victime offerte pour les péchés du monde, il peut être appelé péché même par l'Apôtre (II Cor, V, 21), attendu qu'il a chargé sur ses épaules la dette du péché et qu'il a offert une satisfaction par son sacrifice de la croix ^

3. En vertu de sa nature divine le Christ a droit au souverain domaine sur toute la création aussi bien sur la nature inconsciente que sur le monde des esprits et même sur les anges et les hommes*. En une certaine façon l'exercice de ce pouvoir royal est même associé à son rôle de Sauveur. Le Christ, en tant que roi de l'humanité rachetée, a même donné encore une nouvelle loi, ou plutôt il a prêché de nouveau celle qui avait été promulguée dans le paradis terrestre. C'est avec la puissance royale qu'il reviendra à la fin des temps pour juger les vivants et les morts. Et il ne reviendra pas seulement comme Dieu, mais comme Homme- Dieu pour la seconde fois, parce que le Père lui a donné en cette qualité la puissance judiciaire (Jean V, 27). Il cachera donc toujours sa divinité même dans son avènement et cela parce qu'il doit juger non seulement les bons, mais même les méchants qui ne doivent pas être admis à contempler Dieu^ Pour ceux qui se sont attachés au Christ ici-bas, cet avènement du Christ ne doit pas être un objet de terreur;

Page 1