In Joa. Ev. c. 10. Tract. 47, 10 sqq
2. Enarr. in Ps. 132, 7 : Quis est sacerdos nisi unus sacerdos, qui intravit in pancta sanctorum? Quis est iste sacerdos, nisi qui fuit et victima et sacerdos ? nisi ille cum in mundo non inveniret mundum quod otîerret^ selpsum obtulit ? — 3. Sermo 152. — 4. De catech. rud. c. 20; Contra Secund. Man. c. 3. —3. In Joa. Ev. c. 5. Tract. 19, 16.
il doit plutôt être un objet de désir pour nous car le Christ est en même temps notre intercesseur et la pleine union avec Dieu et la transfiguration en Dieu, qui nous seront départies à la fin des temps, doivent être sans cesse l'objet de nos aspirations et de nos espérances.
Les Précurseurs du Nestorianisme : Diodore de Tarse et Théodore de Mopsueste
Le Nestorianisme est sorti de l'école d' Antioche à laquelle se rattache aussi l'Arianisme. Les deux hérésies ont été, en effet, accusées par les Pères orthodoxes d'avoir des relations de parenté avec l'erreur de Paul de Samosate ; les deux ont leur fondement dans l'étroite tendance intellectuelle qui prévalut dans l'exégèse Antiochienne ; les deux répondent à une conception étriquée du Christianisme. Et cependant le Nestorianisme est né de la lutte contre l'exégèse arienne et apollinariste, c'est-à-dire de la préoccupation d'expliquer en toute rigueur et à la lettre les expressions de la sainte Ecriture concernant la personne du Seigneur et relatives à sa divinité ou à son humanité.
Les Pères orthodoxes considèrent Diodore, originaire d'Antioche, comme le premier ancêtre du Nestorianisme ; ses écrits étaient, en efi'et, en grande estime chez les Nestoriens. Né à peu près au commencement du iv siècle, il étudia à Athènes et à Antioche, puis prit part aux luttes contre l'Arianisme. Consacré en 378 évoque de ïarse par Mélèce, il assista au second concile œcuménique de Constantinople et se fit remarquer par quelques travaux exégétiques * dont il
1. Soz. H, VI, 2, Soa\ VI, 3, parlent de lui comme d'un bon exégète. l'n catalogue de ses écrits a été donné par Suidas (V. Angelo Mai. Bibl. nov. Patr. VI, 137, ctMigneP. Gr. t. XXXlll contenant les écrits de saint Cyiille p. 1553) Pholius en cite quelques-uns icod 85, 223). Saint Basile (Kp. liUl ot saintJérôme(/><' vir. î7/.c. Il9)le vantentégalemont comme un boniX)j,'('li' qui a attribué la plus grande importance au sens littéral et se rattaihait à Eusèbe d'Emèso.
PRÉCURSEURS DU NESTORIANISME 481
ne nous reste que des fragments ; aussi a-t-on quelque peine à y retrouver ses idées christologiques. Il est visible cependant que les idées principales de Nestorius se trouvent déjà chez Diodore. Il admettait un parfait Fils de Dieu et parfait Fils de David*, de sorte que le Fils de Dieu n'était pas devenu homme, mais avait seulement habité dans la descendance de David (xarw/y-r/ivat). Le Fils de Dieu ne doit pas être appelé le Fils de David, l'impassible être appelé le passible, l'incorporel le corporel ; l'homme né de Marie n'a reçu que par faveur le nom de Fils de Dieu ^ ; il n'y a pas à admettre deux naissances pour le Fils de Dieu, mais celui qui dans son être est engendré par le Père s'est préparé dans le sein de Marie un temple qui est né d'elle. Ce qui résulte de là concernant le titre de Mère de Dieu, nous n'avons pas besoin de l'exposer plus au long. Cependant les doctrines de Diodore ne durent pas tout d'abord provoquer grande attention. Il mourut vraisemblalement en 392 ^
De l'école de Diodore sortit Théodore, plus tard évêque de Mopsueste en Cilicie. Dans la lutte contre l'ApoUinarisme, à laquelle il prit part pour défendre l'âme humaine de Jésus, il émit des idées singulières sur l'union du divin et de l'humain dans le Christ*. Tant qu'il nia contre Apollinaire tout mélange du divin et de l'humain, et toute transformation de l'humain en divin et qu'il revendiqua pour l'âme humaine de Jésus la liberté de la volonté pour conserver à l'œuvre rédemptrice un caractère moral il resta parfaitement dans la vérité. Mais il alla plus loin. Il ne soutint pas seulement l'intégrité de la nature humaine ; il en fit même une personne particulière, à côté de celle du Logos.
1. Chez Angelo Mai, Spicil. Rom. X, 87. Paroles de Diodore tirées du 1" livre contre les Synlastes : Ts/sto; -pb y.iwjwj 6 l'/à;, réy-w rèv èz AaSiS Kvscyr.vv. Yiiç, &îo\i ulo-j Av.QiS (cf. Migiie LXXXVI, 1385).
2. Ibid. p. 1388 : Xapt-rt Yiôi é èx Mk/xk; c/yOpfaTiijK, p'Jjsi ôi à 0îà; Adyoi.