‹ Histoire des dogmesChapitre 4 sur 71 · II PREFACE · texte numérisé non relu

II PREFACE

maturité ils aient été formulés et proclamés par l'Eglise.

L'histoire des Dogmes ne saurait donc négliger la science théologique, qui est un des éléments, quoique subordonné, de la formation des Dogmes.

Elle nous fera voir sous ce rapport par quelle voie la philosophie préludé à la vérité chrétienne, comment dans son alliance avec cette vérité et, fécondée par elle, la philosophie a suscité une science théologique de la foi, et comment celle-ci a travaillé sans relâche à rendre le contenu de la foi aussi intelligible que possible, à le fixer avec plus de rigueur, à l'asseoir sur des bases plus solides et à l'exposer dans un ordre systématique. Elle nous montrera enfin, les écarts où est tombée la science et les erreurs qu'elle a favorisées, dès qu'elle a répudié les lumières de la foi et s'est éloignée des enseignements de l'Eglise.

Ce qui fait à nos yeux, de la période antérieure au concile de Nicée, une période si importante pour l'histoire des Dogmes, c'est son intérêt au point de vue de l'apologie, provoqué par les nombreuses tentatives de ceux qui ont prétendu que la période d'avant le concile de Nicée manquait de dogmes précis et nettement délimités, que l'arbitraire régnait dans les choses religieuses, et que cette liberté affranchie de tout symbole était le trait caractéristique du christianisme primitif.

Quant à la division des matières adoptée par nous., nous laissons pleine liberté au lecteur indulgent de l'apprécier comme il l'entendra; nous nous bornerons à indiquer les principes qui nous ont servi de point de départ.

Nous ne pouvions pas douter un instant qu'en traitant des dogmes, nous devions nous occuper surtout de la partie historique, en y joignant les controverses

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