De sjpectaculis, 30; De anima
352 LA THEOLOGIE ANTENICEENNE.
trouveront « in poena aeque iugis ignis, habentes ex ipsa natura eius divinam scilicet administrationem incorruptibilitatis », car ce feu alimentera le châtiment, lui-même ^ EtTertullien ferme son eschatologie sur un tableau de l'affolement des damnés au dernier jour, tableau qui semble préluder aux descriptions du moyen âge 2.
On ne se ferait pas sans doute de notre auteur une idée juste et complète si on le jugeait d'après sa seule eschatologie; mais que Ton veuille bien comparer cette partie de son enseignement avec la partie correspondante de celui dOrigène, et Ton apercevra aisément la distance qui séparait ces deux hommes : Origène, génie tout en étendue et en horizons, avide avant tout de lumière, et créant volontiers des systèmes; Tertullien, tout en précision et en force, se cantonnant par principe dans les données positives de la tradition et de la foi qu'il n'a pas toujours bien entendues — il a été montaniste — , et désireux principalement de nous en rendre, par le relief de sa pensée et de son style, le contenu presque tangible.
§ 3. — Novatien 3.
Au moment où saint Hippolyte partait pour l'exil en 235, commençait, à Rome, à être connu celui qui devait devenir plus tard l'hérétique Novatien. Il peut d'abord sembler étrange que nous le nommions parmi les fondateurs de la théologie latine. Disciple et imitateur de Tertullien, il en a reproduit la doctrine et les expres-