‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 167 sur 223 · Ep. XXVI · texte numérisé non relu

Ep. XXVI

6. On peut remarquer seulement : l» qu'il n'est pas question dans la lettre romaine de l'imposition de la main pour la réconciliation des lapsi^ sans qu'on puisse d'ailleurs conclure de ce silence qu'elle n'eût pas lieu; 2° qu'on y montre moins de confiance qu'en Afrique à l'effîcacité du pardon octroyé par l'Église (rappelons-nous que c'est Novatien, un rigoriste, qui a tenu la plume); 3° enfin qu'on y accorde moins d'importance au privilège des martyrs.

nellement consacrées par le concile qui se réunit à Cartilage au mois d'avril 251, après le retour de l'évêque, et qui compta nombre de prélats ^ Les décisions furent les suivantes. On ne tiendrait aucun compte des libellipacis accordés par les martyrs, et le cas de chacun des lapsi serait examiné en particulier ^. Il fallait distinguer les libellatici des sacrificati. Les premiers, moins coupables, seraient admis un à un à la réconciliation ^. Les seconds devraient faire pénitence toute leur vie, mais ils seraient réconciliés à la mort, afin qu'ils s'en allassent avec la consolation de la paix et de la communion : « illis, sicut placuit, subvenitur "* ». « Sacrificatis in exitu subveniri... cum solacio pacis et communicationis abscedit ^. » Non que l'on voulût par là préjuger le jugement de Dieu : car lui-même apprécierait si la pénitence a été suffisante et sincère, et confirmerait ou amenderait la sentence de l'Église^. Quant à ceux qui refuseraient d'accomplir l'exomologèse, ils ne seraient pas réconciliés même à la mort, et quand même alors ils le demanderaient, parce qu'il est à croire que la crainte seule et non le repentir les ferait agir ^. Enfin les clercs, évêques, prêtres ou diacres lapsl seraient déposés, et réduits ainsi au rang des laïcs, s'acquitteraient de la pénitence commune, sans espoir de recouvrer leur charge ^ : décision, remarque saint Cyprien, qui avait été prise par le pape Cornélius et les évêques du monde entier ^.

Page 1