‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 166 sur 223 · Ep. XVI, 1, 2; XX, 3; XXVII, 3; XXIX, 1-3; XXXV · texte numérisé non relu

Ep. XVI, 1, 2; XX, 3; XXVII, 3; XXIX, 1-3; XXXV

376 LA THÉOLOGIE ANTÉNICÉENNE.

verner l'Eglise *. En même temps, il écrivit au clergé de Rome, alors privé d'évêque depuis le martyre de saint Fabien (20 janvier 250), pour lui exposer sa manière de voir en cette question, et lui demander de l'appuyer en la partageant 2.

La réponse du clergé romain, rédigée par Novatien, fut telle que saint Cyprien la souhaitait. C'est la lettre XXX 3. On y déclarait suivre à Rome, vis-à-vis des lapsi, une conduite analogue à celle de l'évêque de Carthage. On ne les abandonnait pas, mais on tâchait de leur faire comprendre la gravité de leur faute, et on exigeait d'eux la pénitence (6). Pour ceux qui étaient en danger de mort, après leur avoir fait faire autant que possible l'exomologèse, on venait à leur secours « caute et sollicite, Deo ipso sciente quid de talibus faciat, et qualiter iudicii sui examinet pondéra, nobis tamen anxie curantibus ut nec pronam nostram improbi homines laudent facilitatem, nec verepaenitentes accusent nostram quasi duram crudelitatem » (8). Et une autre lettre du même clergé nous dit qu'on leur donnait la communion'*. Quant aux confesseurs ou martyrs, on leur refusait le droit de réconcilier euxmêmes les lapsi ^; tout au plus leur permettait-on de solliciter pour eux la paix.

Novatien et ses collègues approuvaient donc, en somme, les vues de saint Cyprien ^. Elles furent solen-

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