De Spiritu sancto, XXÎX
4. Fragments dans P. G., X, 235 sqq. ; Routh, Reliquiae sacrae, 2» édit., '103-422; auxquels il faut ajouter Fr. Diekam?, Ein neues Fragment aus den Hypoty posen des A lexandriners Theognostus, dans la Theol.Quartalschr., LXXXIV, 1902, pp. 481-494. — Travaux : L. B. RADFono, Three teachers ofAlexandria, Theognostus, Pierius andPefer, Cambridge, 1908.
u. Biblioth., cod. 106.
414 LA THÉOLOGIE ANTÉNICÉENNE.
d'Eunomius sur la création du Fils ^ ; et ces jugements de l'antiquité ont trouvé un écho dans la note qui précède le fragment des Hypotyposes édité par Diekamp : « A remarquer qu'en plusieurs autres [passages], cet auteur (Théognoste) émet des blasphèmes sur le Fils de Dieu et sur le Saint-Esprit. » Cependant les trois extraits de Théognoste que saint Athanase a conservés ^ aussi bien que celui de Diekamp le présentent sous un jour meilleur. A côté d'idées clairement subordinatiennes, l'auteur professe la provenance du Fils Ix TÎ)? Tou Trarpoç oùffi'aç, sa ressemblance entière, exacte avec le Père selon l'essence (e^^v Ty)v
ôu.oidTr,Ta tou Trarpoç xaTOc tyiv oudiav... TrXv^pr,... àxpiê^), le Père ne subissant d'ailleurs aucune diminution par la génération du Fils. Quant au Saint-Esprit, il le regarde particulièrement comme la source de la science et le principe de la grâce communiquée aux parfaits.
Nous ne savons si Pierius ^ succéda immédiatement à Théognoste comme chef de l'école catéchétique d'Alexandrie. Son activité littéraire doit, en tout cas, se placer dans les trente années qui vont de 280 environ jusqu'en 310. Cette activité fut considérable : il avait beaucoup écrit, et son talent l'avait — dit saint Jérôme ^ — fait surnommer Origène le jeune. Le Codex Baroccianiis 142 lui attribue un ouvrage rispi TTÎç ÔeoToxou ou d'un titre analogue ^. D'après Photius ^,