Saint Basile, De Spi7'itu sancto, XXIX
DENYS D'ALEXANDRIE, METHODIUS. 413
Quant à l'enseignement du patriarche sur le Saint- Esprit en particulier, il aurait été, si l'on en croit saint Basile \ fort défectueux, n'allant ni plus ni moins qu"à nier sa divinité et à le ranger parmi les créatures sujettes et créées. Peut-être saint Basile, en formulant ces critiques, pensait-il à quelques textes comme celui que l'on trouve au livre ii de V Apologie -. On ne voit pas cependant que les Alexandrins aient porté à cet égard aucune accusation contre leur patriarche, et les écrits de Denys, pour autant que nous les connaissons, n'y fournissent point sujet. Saint Basile lui-même a tiré de notre auteur, en faveur de la divinité du Saint-Esprit, trois textes qu'il a insérés dans son traité ^.
§ 2. — Théognoste * et Pierius.
Immédiatement après Denys, ou même concurremment avec lui, il faut nommer, comme chef de l'école d'Alexandrie, Théognoste, peut-être vers 264-280. On sait qu'il avait composé un ouvrage, les Hypotyposes, en sept livres, que Photius a lus et analysés ^, et dont la doctrine l'a choqué en plus d'un point. Il reproche à l'auteur d'avoir puisé dans le Ilept àpywv d'Origène mainte erreur, comme de qualifier le Fils de xTi(j[j.a, d'étendre son influence seulement aux XoYixa, de rabaisser le Saint-Esprit, d'attribuer un corps aux anges et aux démons, etc. Saint Grégoire de Nysse a découvert également chez lui les germes de l'hérésie
i.Epist. IX, 2; De Spiritu sancto, XXIX, 72.