‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 210 sur 223 · De resurrect., UI, 8, 3, 7 ; De la lèpre, IV · texte numérisé non relu

De resurrect., UI, 8, 3, 7 ; De la lèpre, IV

5. Conviv. y ni, 2 ; De resurrect., I, 39, 2; I, 54, G; U\, 9, 4.

6. L'édition citée est celle de \V. H. Van dk sande Bak.huyzen, Det Dialog des Adamantius, Leipzig, 1901.

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et le valentinianisme sous leurs diverses formes. Mais ce faisant, l'auteur, sous le nom d'Adamantius , expose sa propre doctrine dont il faut ici nous occuper. Cette doctrine est indépendante de celle d'Origène; mais bien qu'elle en diffère souvent, elle n'a pas précisément pour but de la combattre. En voici les traits principaux.

Il n'y a qu'un seul Dieu à la fois juste et bon, créateur du monde, de la matière première elle-même (vi, 4), auteur des deux Testaments. Le mal n'existe pas en soi, n'est pas une substance : c'est un accident, le fait de la liberté angélique ou humaine : le bien essentiel ne saurait en être l'auteur ni le sujet; il n'y a que le bien participé qui en soit capable, à cause de sa liberté (m, 8, 9, 10, 13; iv, 10, 11; cf. i, 28).

Puis Adamantins professe sa foi au Verbe éternel et consubstantiel, et au Saint-Esprit également éternel : rieTTiTTEUxa xai tov I; autou 6cbv Xoyo^' ô[ji.oo'j(7iov àeiovxa... TIkttsuo) ô£ xai Tw oL^(io) TTveuixaTi tw àsi ovci (i, 2). On remarquera le mot ÔJLoouaioî. Le Verbe, ajoute-t-il, est Fils de Dieu par nature, xatà cpuaiv, par opposition aux hommes qui le sont seulement par adoption, xaxà Ôssiv (m, 9). Maintenant, ce Verbe a pris une chair terrestre, la chair d'Adam, de la vierge Marie (v, 3, 9; iv, 15). Par cette incarnation, il ne s'est pas transformé en la chair (iv, 16), la personne qu'il était n'a été ni changée ni détruite : le même qui est descendu des cieux y est re.nonté : àXy]9(o; yàp ô xaTaêàç «utoç I(îti xa\ ô avaSaç, oùosv aXXo YevojjLSVoç irap' t yjv, Ocoç (v, 7). On voit par ces derniers mots combien l'expression est encore peu rigoureuse bien que la pensée soit exacte. Ailleurs, la dualité des éléments divin et humain dans le Christ est affirmée (ov-cw; ôsov xaxà 7rvsui/.a xai ovTwç àvôpwirov xaTot <yàpxa ôfXoXoYvîffavTSç XpiOTOv , v, 11), mais affirmée à son tour en termes tels que l'humanité

426 LA THÉOLOGIE ANTÉNICÉENNE.

paraît être une personne distincte du Verbe : '0 xoZ

ÔcOuXo'yo; xaTeX6(ov àvsXaÇsv av6poiTrov... xat o^toç ô XYi2)6ei;... oÔto; uTTsasivE Travxa toc àvOpWTriva iraôr,, ?va rov av8po)7Tov crcoar,

Adamantins rejette expressément la smguiiere théorie sotériologique d'Origène, qui veut que le sang de Jésus-Christ ait été un prix payé au démon pour le rachat de nos âmes : voilà, s'écrie-t-il, un absurde blasphème : ttoXXy) pXaccpr^uoç avoia! Le sens de cette Xu-tpwffiç est plutôt que Jésus-Christ nous a rachetés de l'esclavage du péché, car, ayant commis le péché, nous étions devenus ses esclaves ; seulement ce rachat doit s'entendre métaphoriquement (xaTa/py.dTixwç), puisque d'ailleurs le Sauveur a repris la vie qu'il avait donnée pour nous (i, 27).

Pas plus que Methodius, notre auteur n'admet la préexistence des âmes, ni leur péché avant leur union au corps, ni que cette union ait été le châtiment de leur faute (v, 21). D'autre part, il enseigne que l'Église catholique seule est la dépositaire de la vérité, et qu'en s'en éloignant, on tombe nécessairement dans l'erreur (v. 28); et il explique ce mot de catholique. Les vrais chrétiens s'appellent catholiques, dit-il, parce qu'ils sont répandus dans le monde entier : 8ià vb xaô' ^ou Tou xdcfxou aval (i, 8). Un passage sur l'eucharistie (ii, 20) la désigne comme la communion du corps et du sang de Jésus-Christ, et tire de ce fait une preuve que la création est donc Tœuvre du Dieu bon, puisque autrement il y aurait communauté entre la lumière — le corps de Jésus-Christ — et les ténèbres — les éléments eucharistiques.

Notre dialogue ne traite qu'incidemment de l'eschatologie. 11 y a, remarque-t-il, un double avènement de Jésus-Christ, l'un dans l'humilité, déjà réalisé, l'autre dans la gloire, qui se réalisera à la fin des temps

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(i, 25). Alors Dieu, qui est juste juge, traitera chacun selon son mérite et ses œuvres (i, 16; ii, 5, 15). Quant à la résurrection, elle aura lieu dans le corps même que nous possédons actuellement (v, 16) : ce corps sera sans doute extérieurement changé et transfiguré ; mais il gardera son identité, il ne deviendra pas un autre : oO;^ sTepoç ysvojxsvoç — oùx àXXoç Tiap' â ttÉcouxe ixetuêaXXoty.evoç (v, 24).

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