Conviv., II, 1, 2; ni, H et suiv
424 LA THÉOLOGIE AjNTÉNICÉENNE.
tion des corps : il y repousse absolument la résurrection entendue au sens origéniste, comme une sorte de résurrection purement spirituelle. L'homme, affirmet-il, ne doit pas être transformé en ange, mais être immortel dans ce qu'il est ^ : le corps qui ressuscitera, est celui que nous avons -. L'évêque d'Olympe est d'ailleurs, ainsi qu'on pouvait s'y attendre, millénariste. Il pense que le monde doit durer six mille ans, et qu'ensuite les justes, ressuscitant, régneront mille ans avec Jésus-Christ avant d'entrer au cieP. La création elle-même sera rajeunie et purifiée par le feu pour durer éternellement.
D'après ce qui vient d'être dit, deux mots caractérisent la théologie de Methodius. Au point de vue négatif, si l'on peut ainsi parler, elle est nettement et consciemment antiorigéniste ; au point de vue positif, elle reproduit les idées et les théories chères à l'école asiatique (Irénée, Méliton). Sa tendance générale est conservatrice : cependant elle a été touchée par la philosophie, et l'auteur n'hésite pas à user au besoin de l'allégorisme^, bien qu'il en repousse le principe^.
§ 6. — Le dialogue De recta in Deum fide «.
Il faut placer entre les années 280-311 la composition du dialogue anonyme Ilepi Trj; eîç 6ebv 6p6ri; tticttew;, que le nom du principal interlocuteur, Adamantins, a fait de bonne heure et faussement attribuer à Origène. L'écrit a pour objet de réfuter le marcionisme